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Nouvelle MàJ: 18/10/17
Date d'ouverture : 27/03/2013
3eme saison : Take the power back 28/04/2017
Temps de jeu : Eté 2018
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Lost in The Echo

Version : Are you Ready for the Storm ?

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In the shadows [Gabriel]

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MessageSujet: In the shadows [Gabriel] Ven 11 Aoû - 18:47

Emmitouflée dans son manteau de pluie, Stacey accéléra le pas. Comme elle traversait prestement le parvis de l’église, un éclair de lumière vint déchirer la nuit. Tout est bruit pour qui a peur. Le mugissement du vent, qui brusquement s’engouffre dans les arbres… Le cri sourd du tonnerre qui fait trembler les murs… Le miaulement d’un chat, surgi d’un tas d’ordure… Tout est bruit pour qui a peur. Nul besoin d’être doté de quelque talent que ce soit pour réaliser à quel point Stacey était terrifiée. Il suffisait, pour cela, de se figurer les coups d’œil frénétiques qu’elle balançait de temps à autres par-dessus son épaule. Moins de soixante-douze heures s’étaient écoulées depuis son altercation avec Wesley. Combien de temps faudrait-il au Ministre de la Justice pour dénoncer ses agissements ? Sous quel délai les fins limiers de Scotland Yard perceraient-ils le mystère de tous les crimes dont elle s’était rendue coupable ? A moins que le MI5 ne vienne les seconder dans ces investigations destinées à abattre la dernière véritable figure de l’opposition au Parlement britannique ? Stacey n’était pas dupe. Une enquête avait été ouverte à son sujet. Il lui avait suffi de constater l’excès de zèle des policiers chargés de contrôler l’accès au palais de Westminster pour le comprendre. L’étau semblait se resserrer tout autour d’elle, lentement, inexorablement. Tôt ou tard, ses plus noirs secrets seraient révélés. Qu’adviendrait-il alors ? Devait-elle s’attendre à ce qu’une cohorte de policiers en uniforme vienne la cueillir dans son sommeil et recouvrir sa tête d’un petit sac de toile noir ? Ou la sentence serait-elle plus rapide, immédiate, une balle dans la nuque, à l’abri des regards, sans autre forme de procès ? Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Stacey n’avait jamais imaginé son engagement en politique sous un angle aussi funeste. Force était de constater que la guerre s’était bel et bien immiscée dans la ville. Bientôt, le gouvernement détiendrait une occasion en or de l’écarter définitivement de l’échiquier politique. Mais la jeune femme n’entendait pas leur rendre la tâche facile. C’était la raison même de sa présence ici.

Le cœur battant, Stacey s’engouffra finalement dans les entrailles de la ville. Au même moment, la pluie sembla redoubler d’intensité, comme pour mieux la dissuader de s’aventurer plus avant. Les rues étaient étroites, et pour le moins mal éclairées, ce qui dût la contraindre à ralentir l’allure. Une fois n’est pas coutume, Stacey avait délaissé ses escarpins hors de prix et autres tailleurs sur mesure pour une tenue plus confortable  et surtout passe-partout. Un simple jeans noir, un trench-coat sombre gorgé de pluie et une vieille paire de converses qu’elle ne se souvenait pas avoir portées depuis ses années d’études. Ses cheveux blonds qui, d’ordinaire, tombaient en cascade sur ses épaules avaient été rassemblés en une queue de cheval vertigineusement haute dissimulée sous la capuche du sweat-shirt bordeaux qu’elle portait sous son manteau. L’ensemble n’était assurément pas très esthétique mais la rendait méconnaissable aux yeux de quiconque la voyait régulièrement sur les écrans de télévision – la supercherie n’étant toutefois pas de nature à berner ceux qui l’avait déjà rencontrée personnellement. Trempée jusqu’aux os, Stacey ne pouvait réprimer quelques longs frissons réguliers, sans toutefois savoir si elle devait les attribuer au froid ou à la peur. Car à mesure qu’elle approchait du point de rendez-vous, elle pouvait sentir l’angoisse se distiller lentement dans ses veines. En temps normal, ce mauvais pressentiment l’aurait probablement poussée à tourner les talons. Mais Stacey n’avait pas le choix. Sans doute n’était-il pas prudent de sa part d’accorder sa confiance au premier voyou venu, bien caché derrière un pseudonyme et un avatar sur Dieu sait trop quel site louche du dark web mais elle n’avait pas d’autre option. Ce genre d’affaires ne se réglait pas au café du coin. Elle-même avait d’ailleurs pris un certain nombre de précautions, à commencer par l’utilisation du pseudonyme qu’elle avait choisi pour son blog. Evey.

Il y eut un nouveau coup de tonnerre qui arracha brusquement Stacey à ses réflexions. Elle avait fini par atteindre le point de rendez-vous. Le rideau de pluie était toujours aussi dense, si bien que la jeune femme avait bien du mal à distinguer quoi que ce soit dans la pénombre. Quelque chose sembla bouger, juste au coin d’un immeuble de briques rouges, visiblement désaffecté. « Il y a quelqu’un… ? » appela Stacey, d’une voix mal assurée. Le sentiment de malaise qui lui tordait les entrailles depuis qu’elle avait quitté son luxueux appartement de West London, quelques heures plus tôt, ne fit que redoubler d’intensité. Dans un élan de panique, Stacey voulut tourner les talons pour rebrousser chemin. C’est alors qu’elle se heurta violemment à une forme sombre comme surgie de nulle part. Elle était sur le point de crier lorsque les traits d’un visage familier lui apparurent alors, dans un rayon de lune. « Gabriel… ? » articula-t-elle d’une voix étranglée qui ne laissait planer aucun doute quant à la terreur qui la dévorait de l’intérieur. L’espace d’un court instant, ses épaules s’affaissèrent, dans une attitude qui trahissait son soulagement, tandis qu’elle serrait toujours de sa main le bras de son ancien acolyte. De mémoire d’homme, il n’y avait jamais eu de contact physique aussi long entre Stacey Bennett et Gabriel Rathbone. La jeune femme sembla en prendre conscience car elle lâcha brusquement son emprise. Passé le soulagement d’avoir reconnu un visage ami – le mot sonnait bizarrement dans son esprit ! – Stacey réalisa que sa petite excursion nocturne dans les basfonds de Londres n’avait plus rien de secret. Gabriel lui demanderait probablement ce qu’elle faisait ici et qu’aurait-elle à lui répondre ? Le cœur battant, la jeune femme recula de quelques pas, manquant de peu de voir sa jambe s’enfoncer jusqu’à la cheville dans une flaque d’eau glacée. Et lui, que faisait-il ici ? Se pouvait-il qu’il ait eu vent de ses projets ? Quelle était la probabilité pour qu’elle se retrouve nez à nez avec son ancien compagnon d’infortune, plus d’un an après leur dernière rencontre ? Avec le temps, Stacey avait appris à ne pas croire aux coïncidences. A fortiori depuis qu’elle savait ce qui avait brusquement poussé Gabriel à se libérer de ses chaînes – et ce grâce à la petite enquête qu’elle avait mené à son sujet. « Ton terrain de jeu est plus vaste que je ne le pensais. » souffla-t-elle dans un léger haussement de sourcils. « Félicitations pour ta… promotion. » En l’espace d’une année, les méthodes de Stacey n’avait pas changé : asséner le coup en premier et surtout… bluffer.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Lun 21 Aoû - 3:33

Bien des circonstances de la vie mènent à se frotter à l’éternelle question : ai-je des regrets ? Ces vingt-six années de vie n’avaient pas toutes été roses pour Gabriel. Et il avait été amené à changer plus que d’autres ne l’avaient fait ces dernières années, avait traversé tant d’états de corps et d’esprit, rencontré des gens qui avaient particulièrement influencé le cours des choses pour lui. Quelques années auparavant, il n’aurait pu s’imaginer en être où il en était aujourd’hui. Il n’aurait surtout pas pu s’imaginer être…heureux. Car il l’était. Entouré de gens auprès desquels il n’avait pas à constamment se justifier ou à mentir sur tout ce qu’il faisait. Sa position dans le clan Moretti était une bénédiction. Renouer avec ses racines, avec son père surtout, l’avait apaisé d’une profonde incertitude qu’il n’aurait jamais pu même identifier en lui avant de l’avoir dépassée. Il ne trainait plus dans les recoins louche de Londres si ce n’était que pour y faire respecter les intérêts de la famille. Et il vivait surtout. Il ne croulait plus sous le poids de la peur quotidienne d’être épinglé, ne souffrait plus en silence de l’isolement en cellule, du manque de drogue dans son sang. S’il le voulait, il y avait bien peu de choses qu’il ne pouvait avoir. Il avait d’ailleurs ce qu’il n’aurait jamais cru vouloir… En bien des plans et facettes de sa vie professionnelle comme personnelle, Gabriel ne souffrait plus de solitude et c’était ce qui faisait la plus grande différence.

Certains pourraient se demander, ce qui faisait en sorte qu’il n’avait jamais cherché à se venger. Stacey Bennett n’était qu’un exemple parmi d’autres de figures qu’il aurait pu haïr au point de vouloir les détruire par retour de balancier. La réponse était bien simple, ce qui faisait la différence était justement ce « bonheur » qu’il avait atteint de façon inespérée. Non pas un bonheur fait de feux d’artifices et de chamallows, mais le sentiment de pure satisfaction d’être bien ancré, et en contrôle de son environnement et de sa vie. Pour cela également, la réponse était : non. Gabriel n'avait aucun regret. Chaque décision, chaque épreuve, avait contribué à le conduire exactement où il se trouvait à présent. S'il n'y avait pas eu Stacey Bennett et ses sombres projets dans sa vie, s'il avait fallu que la jeune femme arrête son choix sur un autre... Probablement serait-il toujours en prison. À ne rien connaitre de ce qui constituait ses jours, ses nuits, son plaisir, sa satisfaction. Il aurait tout simplement oublier Stacey, suivi de loin son parcours avec un intérêt sardonique ses coups dans l'arène politique, mais rien fait pour la croiser de nouveau. Cela aurait pu être ainsi pour l'éternité, si cela n'avait été d'une information qu'on lui avait fourni quelques jours auparavant et qui l'avait fait remonté jusqu'à elle, un point de rendez-vous bien précis et Dartmouth Park.

Ce n’était même pas drôle, c’était exaspérant. De voir que certaines choses ne changeraient jamais. Gabriel ne pouvait s’empêcher de lever les yeux au ciel une seconde qui pleurait l’ironie et l’absurde, le temps d’ignorer les remarques que la jeune femme avait choisi de lui balancer d’entrée de jeu. Cela surtout n’allait nul part. Et Stacey s’entêtait à s’adresser à lui comme s’il n’était qu’un microbe sous sa botte. D’autres choses, en revanche, avaient bel et bien changé. Il était temps pour elle de s’y adapter.  « Il y a quelqu’un… Are you fucking serious ? » Bonjour, belle journée ? Moi non plus. Gabriel l’observait de ses yeux clairs, le regard sombre. « Cherches-tu à te faire tuer ? C’est bien trouvé j’admets. Le quartier recèle d’enragés de tout genre qui seraient ravis de faire la peau à n’importe lequel de ces pantins de Westminster. » Après tout, c’était ce qu’elle semblait vouloir. Préserver de lui l’image du voyou sans cervelle, capable de rien si ce n’était que de frapper. Stacey avait lâché son bras, mais Gabriel attrapait le sien pour l’entrainer avec lui sur quelques mètres jusqu’à un immeuble désaffecté -un parmi tout ceux qui s’enlignaient depuis l’intersection-. À l’intérieur, le bruit de la pluie était toujours bien présent mais leur revenait en écho.

Comment décrire avec justesse l’émotion qui habitait le jeune homme, ancien voyou, à cet instant. Il brulait d’un sentiment pouvoir qu’il n’avait jamais eu sur elle auparavant -autant se faire plaisir- et qui lui faisait choisir des mots bien plus durs que la vérité. Bluffer, il avait appris à le faire. S’il avait vraiment voulu voir Stacey Bennett morte, les options se seraient offertes à lui depuis fort longtemps déjà. « La seule raison pour laquelle je ne m’en charge pas moi-même est que je compte bien t’entendre m’expliquer la raison pour laquelle tu -ou Evey- cherches à acheter…une arme. » Eh oui, le trafic d’arme faisait partie des affaires de la famille en ce quartier comme en plusieurs autres à Londres. Et les petits revendeurs sans importance se référaient à eux du moment qu’un nouvel acheteur aux intentions trop suspectes entrait sur le marché. Droit au but donc, et il n’avait pas l’intention qu’on lui raconte des bêtises.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Lun 28 Aoû - 20:23

Pantin. Le mot lui arracha une légère grimace, savant mélange d’agacement et de profond mépris. Le choix de cette insulte, dans la bouche de Gabriel, sonnait à ses oreilles comme une provocation. Pantin. Voilà un terme qui, entre eux deux, ne pouvait s’employer à la légère. C’eût été oublier que pendant très longtemps, Stacey avait été la seule à tirer les ficelles. Master of puppets, comme disait la chanson. Comme ce temps béni lui semblait loin, à cet instant précis, tandis qu’elle grelotait de froid dans les entrailles de la ville… ! La jeune femme n’avait guère besoin des remontrances de son ancien valet pour voir sa propre sottise lui sauter au visage. S’aventurer en ces ruelles obscures et reculées était inconscient de la part de la majorité de la population londonienne – suicidaire dans son cas précis. Tandis qu’elle baissait lentement les yeux – ce qui sonnait sans doute comme un aveu – le regard de Stacey se posa sur le reflet de leurs deux silhouettes que lui renvoyait une flaque d’eau boueuse, comme un miroir déformant. Beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis leur dernière rencontre et le rapport de force avait fini par s’inverser – incontestablement. Pendant toutes ces années, Stacey s’était félicitée de ce que les faibles dominaient le monde. La maîtrise des mots et du langage avait peu à peu pris le pas sur la force brute, comme une insulte au règne animal. De toute évidence, la nature avait fini par reprendre ses droits. Il lui avait fallu attendre de se trouver là, trempée de pluie, transie de froid, face à Gabriel pour que Stacey réalise à quel point elle était vulnérable.

Lorsqu’il la saisit par le bras, le cœur de la jeune femme manqua quelques battements. L’espace d’une fraction de seconde, elle s’efforça de résister, pour finalement capituler face à la musculature de son adversaire, bien supérieure à la sienne. Il y eut un long grincement de ferraille, juste avant que la lourde porte rouillée de cet immeuble désaffecté ne claque lourdement sur leur passage. Puis, le silence, seulement troublé par le martèlement de la pluie contre les carreaux poussiéreux et les battements furieux du cœur de Stacey. L’estomac noué par la peur, la jeune femme recula d’un pas, sans quitter Gabriel du regard. Etait-ce dont là ce qu’avaient ressenti l’ensemble des victimes qu’elle lui avait désigné, juste avant qu’il ne les exécute ? Elle l’avait choisi pour cela – n’avait jamais, depuis, trouvé quiconque capable d’effectuer ce travail mieux que lui. La tuer, à cet instant, eût été un jeu d’enfant pour lui. Pourtant, quelque chose, tout au fond d’elle, lui soufflait qu’il ne le ferait pas – ce qui n’empêchaient pas ses mains d’être secouées d’incontrôlables tremblements. Comme elle continuait malgré tout de soutenir son regard, elle réalisa qu’ils étaient liés, envers et contre tout. Un lien étrange et peu conventionnel avait fini par se tisser entre eux, contre sa volonté. Stacey ne l’admettrait jamais, mais pendant tout le temps qu’avait durée leur collaboration, Gabriel avait été pour elle ce qui se rapprochait le plus d’un ami.

La question la prit de court. Les épaules voutées, Stacey croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude de repli, profitant de ce geste pour épousseter son manteau gorgé de pluie. Ainsi donc, il savait tout – ou presque. L’espace d’un court instant, la jeune femme avait caressé l’illusion de voir cette rencontre placée sous le signe du hasard. Une seule question demeurait en suspens – et elle était de taille. Qui diable Gabriel s’était-il attendu à trouver dans cette sombre ruelle ? Evey Hammond ? Ou Stacey Bennett ? Dans le second cas, Stacey avait de sérieux soucis à se faire quant à la qualité de sa couverture, percée à jour deux fois en moins d’une semaine. Perdue dans ses pensées, la jeune femme finit par reprendre contact avec la réalité, comme elle pouvait sentir le regard inquisiteur de Gabriel lui percer le front. Stacey ouvrit la bouche, sembla hésiter quelques instants entre deux mensonges. Contre toute attente, c’est finalement la vérité qui dégoulina de ses lèvres, dans un flot quelque peu saccadé.

« J’ai de bonnes raisons de croire que le gouvernement a ouvert… une enquête, sur moi. » D’aucuns auraient probablement jugé qu’il était imprudent de se confier ainsi au premier voyou venu. Sans savoir vraiment dire pourquoi, Stacey était animée par l’étrange impression que Gabriel ne la trahirait pas. Après tout, n’étaient-ils pas liés par le même secret ? « Et… Il se pourrait que… » poursuivit-elle, d’une voix mal assurée. « Quelqu’un… au gouvernement ait découvert certaines… choses à mon sujet. » A en juger par le regard appuyé qu’elle lui jeta, Gabriel n’aurait a priori par la moindre difficulté à se figurer l’identité de ce… quelqu’un. Après tout, le voyou ne s’était-il pas vanté, jadis, de connaître un certain nombre de choses sur la vie privée de la jeune femme ? Comme ses grands yeux gris semblaient devenir étrangement humides, Stacey détourna brusquement la tête, le temps de chasser de son esprit les images de la violente dispute qui l’avait conduit jusqu’ici. « Je crois que je ne suis plus en sécurité. » conclut-elle d’une voix légèrement étranglée. Ce n’est que lorsqu’elle prononça cette sentence à voix haute qu’elle réalisa à quel point sa situation était préoccupante. « J’ai merdé, Gabriel. » souffla-t-elle enfin, à mi-voix, comme elle lui aurait confié un secret. « J’ai merdé, pour de vrai. » Le genre de confidences qui, décidément, ne lui ressemblaient pas.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Lun 4 Sep - 15:53

La douleur était arrivée subitement, sans prévenir, comme un pulsation écrasante. Son index et son majeur s’enfonçaient furieusement contre sa tempe droite alors que son regard ne cessait de la fixer. Tout était toujours si compliqué avec Stacey Bennett, à s’en donner littéralement des maux de tête. Gabriel s’expliquait mal les sentiments mitigés qui le foudroyaient déjà et la colère qui se mettait à gronder en lui. Combien de fois dans le passé s’étaient-ils retrouvés en des endroits similaires, à discuter des plans qu’il fallait mettre en œuvre selon les desseins bien précis de la politicienne ? C’était une page, un chapitre, qu’il avait déjà clos. Le fait que la jeune femme en soit à présent à craindre pour la possibilité que soient révélés les crimes dont elle s’était rendue coupable au fil des mois ne le touchait guère plus que cela. C’était elle, non lui, qui en paierait les conséquences. Elle avait si bien travailler - et lui aussi, ne lui enlevons donc pas de crédit - à ce qu’il ne subsiste aucune preuve de leurs activités. Jamais elle n’aurait de quoi le faire couler avec elle et même si c’était le cas, il s’était suffisamment bien entouré pour s’assurer que cela n’ait aucun impact. Il se maudissait de s’encombrer de ce nouveau problème, comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment à gérer dans les affaires qu’il devait mener tous les jours. Cela l’agaçait même tant qu’il aurait pu éclater de rire s’il ne souffrait pas de cette violente impatience liée à ces confidences qui lui semblaient si…prévisibles !

« Et comment espérais-tu que cela se termine, dis-moi ? » Gabriel n’avait pas la moindre idée de si ce qu’elle lui disait était vrai. C’est-à-dire qu’il lui avait connu des épisodes de paranoïa semblables dans le passé sans que cela n’ait été vraiment fondé. « Tu devrais commencer à te faire des amis, non seulement des ennemis. » Ajoutait-il avec un dédain accentué par ce regard qui la foudroyait toujours, sans apporter une réelle attention à l’identité de cette personne qui avait apparemment découvert des choses à son sujet. « Tu sais, au début j’ai cru que c’était prodigieux. Avoir le courage de ses convictions. Lutter pour quelque chose de grand. Mais en réalité, Stacey, en quoi crois-tu vraiment ? L’art ? Cela t’intéresse-t-il seulement ? Les gens ? Ne les as-tu pas tous écartés de ta vie ? Oh, bien sûr, ceux qui n’ont pas été tués avant au travers tout ce bordel. » Il la regardait si fixement qu’il pouvait déceler la moindre variation d’expression sur son visage. Il pouvait le sentir, ce poignard invisible qu’il enfonçait sans s’en priver là où c’était sensible. Le jeune homme finissait par détourner les yeux. Il n’allait pas s’excuser d’avoir dit ça. Il avait en réalité choisi soigneusement de faire allusion à son père dont il avait appris, comme bien d’autres londoniens se tenant le moindrement informés des actualités, la mort tragique dans une attaque orchestrée par des membres de résistance armée qui n’avaient toujours pas été arrêtés pour ces faits.

« Amusant, pas vrai ? J’ai tué ces gens que tu voulais voir morts. Toujours rien vu de ces résultats prodigieux escomptés ou ai-je manqué quelque chose ? » Gabriel avait aimé l’art. À une certaine époque, cela lui avait même permis d’avoir l’impression d’être utile, bon à quelque chose. Il avait passé ses seuls moments sur les bancs universitaires à en étudier l’histoire. Époque qui semblait à présent révolue, mais qui l’habitait toujours quelque part. Une autre époque révolue était celle où l’on pouvait espérer des révolutions qu’elles abrogent les assises du nouvel ordre. Ce n’était plus seulement le nouvel ordre, c’était le gouvernement tout entier. Des tonnes d’organisations et de groupes qui en tiraient dorénavant profits, à commencer par sa propre famille et par conséquent, lui-même. « Si tu aimes ou tiens à quoi que ce soit en ce monde, bats-toi pour ça. Vous autres, politiciens, êtes supposés être doués avec les mots plus qu’avec les armes. » Quelque part, il savait très bien que la jeune femme n’avait pas pour ambition première d’enlever des vies. Il doutait même qu’elle ait eu l’intention de se procurer une arme pour abattre quiconque elle-même - image dotée d’une étrangeté dérangeante - et ses aveux lui laissaient croire qu’elle était plutôt terrifiée et qu’elle souhaitait se protéger elle-même contre la menace qu’elle énonçait d’une voix tremblante.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Mar 12 Sep - 20:57

Il y avait quelque chose de proprement humiliant dans le fait d’essuyer des remontrances de la part de celui qu’elle avait toujours considéré comme un petit voyou sans cervelle. Agacée, Stacey fit bruyamment claquer sa langue contre son palais, comme elle croisait les bras sur sa poitrine, dans une attitude butée. Elle ne savait pas ce qu’il y avait de plus agaçant, au fond, dans l’attitude de Gabriel. Son insolence – devenue légendaire ? Ou bien le fait qu’il avait visé juste, une fois encore ? Toujours est-il que la jeune femme ne supportait pas l’arrogance ni le dédain avec lequel il la toisait désormais, comme si sa promotion inespérée – car c’en était bien une – le rendait tout à coup supérieur à elle. Il n’était rien, se répétait-elle à loisir, comme pour mieux s’en persuader. Elle était d’ailleurs sur le point de le lui rappeler – par l’une de ces répliques cinglantes dont elle seule avait le secret – lorsqu’il la prit de court, la gratifiant d’un coup qu’elle n’aurait jamais cru voir venir et qu’elle était, par conséquent, bien incapable de parer. Il y eut quelques secondes de flottement au cours desquelles le regard, d’ordinaire si clair, de Stacey sembla se voiler légèrement. Au fil des mois, elle s’était habituée à cette sensation de chute qui secouait son estomac chaque fois qu’il était question de cette terrible nuit d’été. Pour la toute première fois depuis le début de cette altercation, Gabriel détourna les yeux, ce que Stacey prit comme une preuve de la nature si particulière de leur relation.

Pourtant, le voyou finit par revenir à la charge, plus déterminé que jamais à la persuader de l’inutilité de son action. De guerre lasse, Stacey recula de quelques pas pour venir s’adosser à l’un des murs de briques trempés d’humidité. Là, elle s’autorisa à fermer les yeux quelques instants, le temps de mettre un peu d’ordre dans les pensées qui se bousculaient dans son crâne. « Je me fiche bien de ce que tu penses. » finit-elle par souffler, à l’attention de Gabriel, longtemps après qu’il se soit tu. Ce n’était pas tout-à-fait exact, bien entendu, mais qu’importe. De son interprétation, son ancien complice semblait déterminé à la faire passer pour un monstre d’égoïsme et elle n’entendait pas le détromper. « Je suis venue pour effectuer une transaction. » poursuivit-elle, comme elle plongeait une main dans son sac pour en sortir une enveloppe particulièrement épaisse qu’elle jeta négligemment au sol en direction de Gabriel. Et de conclure, d’un ton qu’elle voulait froid et indifférent : « Voilà l’argent, finissons-en. » Dans d’autres circonstances, il n’aurait assurément pas été prudent d’agir de la sorte, sans certitude aucune d’obtenir en retour l’objet tant désiré. Pourtant, Stacey se plaisait à croire que ce n’était pas l’argent qui avait poussé Gabriel à venir la trouver dans les entrailles de la ville. Aussi se risquait-elle à pousser la provocation encore un peu, à se glisser dans la peau de ce monstre de mépris et d’indifférence qu’elle n’était assurément pas, à feindre d’être forte quand elle était pourtant au bord du gouffre.

« Je crois en l’art. » jugea-t-elle pourtant utile de préciser, au terme de quelques minutes de silence. « Je crois en la liberté. Je crois en la démocratie. » De toute évidence, les insinuations de Gabriel l’avait blessée, bien plus qu’elle n’était prête à l’admettre, si bien qu’elle ne pouvait résister plus longtemps à la tentation de rendre coup pour coup. Œil pour œil, dent pour dent. « Et toi, en quoi crois-tu ? » reprit-elle alors dans une moue moqueuse. « En ce père qui t’a laissé moisir pendant vingt ans dans une banlieue pourrie avant de daigner enfin s’intéresser à toi ? » A son tour, elle détourna les yeux. Elle aussi avait mené sa petite enquête, et ce qu’elle avait découvert l’avait laissée perplexe. Dans un sourire amer, elle repensa à cette soirée, initialement orageuse qui, contre toute attente, les avaient finalement vus se réunir tous deux autour d’un verre de bourbon. L’image d’un croquis esquissé par des mains d’artiste – incontestablement – dansa quelques instants devant ses yeux. « Pendant un temps, j’ai cru que nous servions ensemble un même but. » De mémoire d’homme, l’on n’avait encore jamais entendu Stacey Bennett prononcer le mot ensemble pour qualifier l’étrange duo qu’elle formait avec Gabriel Rathbone.

« Tu es en droit de croire ce que tu veux. » reprit-elle avec davantage d’aplomb, après s’être éclairci la gorge. « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par conviction, je l’ai fait pour défendre les droits du peuple britannique. » Et de rajouter, dans un sourire bien trop articulé pour paraître sincère : « Faire le choix de la solitude ne signifie pas nécessairement être égoïste, navrée que tu ne saisisses pas la nuance. » Là-dessus, elle croisa de nouveau ses bras sus a poitrine et lui tourna le dos pour esquisser quelques pas en direction d’une fenêtre poussiéreuse dont l’un des carreaux était brisé. Dehors, la pluie tombait toujours sur la ville endormie. « Cela fait bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de politiciens prêts à se battre pour quoi que ce soit dans ce pays. » Elle pensait à la trahison des siens. Elle pensait à Ethan. Elle pensait à Wesley. « L’opposition, combien de divisions ? » murmura-t-elle dans un sourire amer, parodiant l’expression employée par Staline pour désigner le Vatican. Là-dessus, elle plongea de nouveau une main dans son sac pour en tirer un paquet de cigarette. Comme elle actionnait nerveusement le briquet à plusieurs reprises, elle tendit le paquet ouvert en direction de Gabriel, esquissant quelques pas vers lui. De sa main de libre, elle tira sur sa propre cigarette, sembla hésiter un instant, avant de conclure dans un murmure, comme elle baissait les yeux. « Parfois, je me dis qu’une seule balle de cette arme suffirait à solutionner bien des problèmes. » Bizarrement, elle n'avait jamais semblé si détachée qu'en prononçant ces mots.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Jeu 21 Sep - 3:41

Fut un temps, Gabriel avait cru en l’art lui aussi. C’était l’art qui l’avait conduit à fréquenter les bancs d’université, lui à qui on aurait pourtant parié un avenir obscur qu’il avait par la suite embrassé quelques années jusqu’à se retrouver en prison. Gabriel était passé bien près d’être définitivement l’échec monumental qu’on s’était acharné à prédire ; un voyou sans foi ni loi parmi tant d’autres qu’il était facile de laisser croupir dans l’oubli. Dont l’arrogance et la violence n’inspiraient qu’indifférence. La solitude était égoïsme, disait Stacey. La solitude était plutôt la peur de l’autre, croyait Gabriel. Combien s’était-il entêté dans le passé à se méfier, à refuser de se mêler vraiment à tout ce contre quoi il avait senti le besoin de se révolter dans sa vie ? Mieux que personne, le jeune homme savait ce que cela faisait d’être contrôlé. D’être réduit à n’être qu’un objet, qu’un pion sur un échiquier géant sur lequel il n’avait qu’été condamné à avancer, jamais à voir l’ensemble. Les coups que l’on recevait un jour en poussaient plus d’un à vouloir être le premier à les donner. La clef qu’il avait trouvée n’était pas l'obstination ou la vengeance. C’était l’amour et la famille. Voilà en quoi Gabriel croyait. L’homme était prompt à mourir pour ses convictions, par égoïsme ou par arrogance. Tenir à quelque chose ou à quelqu’un, désirer préserver et protéger des relations à tout prix, accordait une force supérieure à toute rationalité.

S’en prendre à ce qui comptait le plus pour lui n’était pas la voie à emprunter pour s’attirer sa sympathie. Un haussement de sourcil à peine perceptible plus tard, Gabriel avait choisi d’ignorer la remarque au sujet de son père. Il n’avait pas besoin d’être rassuré sur la nature des liens qui l’unissaient désormais à Livio Moretti. Ces mêmes liens, tout comme ceux qu’il avait avec ses cousins, ou avec Lincoln, et qui avaient apaisé chez lui la sourde colère qui avait grondé de tout temps alors qu’il lui semblait que le monde entier devait payer son infortune de vie. Gabriel était différent. La froideur dont il savait faire preuve face à ce fantôme de son passé était la conséquence directe de l’aise qu’il avait trouvé dans sa vie. Qu’avait-il donc à prouver à Stacey Bennett ? Rien du tout. Son arrogance dépassait tout entendement et le jeune homme se passait la réflexion qu’il mettrait tout en œuvre pour ne jamais se perdre dans cette immensité d’arrogance. Il n’oubliait pas d’où il venait. Cela, d’ailleurs, lui rappelait régulièrement que fut été de circonstances différentes, il aurait fort probablement embrassé la cause des résistants. Le sort du monde l’intéressait, même s’il occupait désormais plus un rôle d’observateur des conflits politiques qui animaient Londres et le reste du monde. Les affaires du clan Moretti trouvaient leur chemin, qu’importaient les forces en puissance ou les menaces qui planaient sur la société.

« Ton argent n’achète pas tout. » Se contentait-il d’affirmer avec dédain. Il n’en voulait pas. Il était même risible qu’elle ait pu penser l’acheter de la sorte. « Si tu te sers d’une arme comme tu te sers des mots, tu seras morte en un rien de temps. » Ironisait-il. Elle passait d’une cible à une autre et tirait à l’aveuglette son venin désespéré sur lui, ses collègues politiciens sur les épaules de qui reposaient les fautes du monde entier, son père… Tous ne feraient pas preuve de la même patience. Gabriel n’achetait pas un seul instant cette menace à peine voilée de la part de la jeune femme. Que cherchait-elle à en tirer de toute façon ? Il s’agissait de pure manipulation. La curiosité le maintenait dans ce calme imperturbable, à des années-lumière de l’impulsivité qu’elle avait pu lui connaître des temps de leur collaboration forcée.  La curiosité, ou le même intérêt que l’on pouvait porter à un moustique grouillant sous la semelle d’une chausse et luttant pour sa survie. « Est-ce affaire de politiciens, de croire que répéter inlassablement des faussetés les transforment en vérités ? » Ce n’était pas le bon sentiment qui l’avait retenu en ces lieux si longtemps. C’était toutefois un profond agacement qui risquait de l’en chasser bien rapidement parce qu’il commençait à en avoir assez de perdre son temps. « Tu n’as rien choisi du tout. Tu as perdu le contrôle. Tout ce que tu as fait, c’est légitimer ces lois anti-terroristes qui anéantissent les libertés. Admets-le, Stacey. Le peuple britannique n’a aucune raison de te remercier de ton assistance. Quelle différence cela fait, d’être pour ou contre l’art ? Ce n’est pas le nouvel ordre qui souffre de la guerre entre politiciens. Ils la veulent, cette guerre. » Gabriel, parler de politique ? Une première. Et il en était profondément las.

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In the shadows [Gabriel]

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