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Lost in The Echo

Version : Silence is my Worst Enemy

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In the shadows [Gabriel]

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Avatar : Natalie Dormer
Crédits : Mari-Jane
Age du personnage : 33 ans
Aura : Artémis
Profession : Députée au Parlement du Royaume-Uni ; Rédactrice du blog "Le Musée des Ombres" sous l'identité secrète de Evey Hammond ; Secrètement engagée dans la résistance armée pour son propre compte
Humeur : Désorientée
Citation : « Un prince ne doit avoir d’autre pensée ni d’autre art que celui de la guerre et de l’organisation qui s’y rapporte. » # Machiavel
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MessageSujet: In the shadows [Gabriel] Ven 11 Aoû - 18:47

Emmitouflée dans son manteau de pluie, Stacey accéléra le pas. Comme elle traversait prestement le parvis de l’église, un éclair de lumière vint déchirer la nuit. Tout est bruit pour qui a peur. Le mugissement du vent, qui brusquement s’engouffre dans les arbres… Le cri sourd du tonnerre qui fait trembler les murs… Le miaulement d’un chat, surgi d’un tas d’ordure… Tout est bruit pour qui a peur. Nul besoin d’être doté de quelque talent que ce soit pour réaliser à quel point Stacey était terrifiée. Il suffisait, pour cela, de se figurer les coups d’œil frénétiques qu’elle balançait de temps à autres par-dessus son épaule. Moins de soixante-douze heures s’étaient écoulées depuis son altercation avec Wesley. Combien de temps faudrait-il au Ministre de la Justice pour dénoncer ses agissements ? Sous quel délai les fins limiers de Scotland Yard perceraient-ils le mystère de tous les crimes dont elle s’était rendue coupable ? A moins que le MI5 ne vienne les seconder dans ces investigations destinées à abattre la dernière véritable figure de l’opposition au Parlement britannique ? Stacey n’était pas dupe. Une enquête avait été ouverte à son sujet. Il lui avait suffi de constater l’excès de zèle des policiers chargés de contrôler l’accès au palais de Westminster pour le comprendre. L’étau semblait se resserrer tout autour d’elle, lentement, inexorablement. Tôt ou tard, ses plus noirs secrets seraient révélés. Qu’adviendrait-il alors ? Devait-elle s’attendre à ce qu’une cohorte de policiers en uniforme vienne la cueillir dans son sommeil et recouvrir sa tête d’un petit sac de toile noir ? Ou la sentence serait-elle plus rapide, immédiate, une balle dans la nuque, à l’abri des regards, sans autre forme de procès ? Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Stacey n’avait jamais imaginé son engagement en politique sous un angle aussi funeste. Force était de constater que la guerre s’était bel et bien immiscée dans la ville. Bientôt, le gouvernement détiendrait une occasion en or de l’écarter définitivement de l’échiquier politique. Mais la jeune femme n’entendait pas leur rendre la tâche facile. C’était la raison même de sa présence ici.

Le cœur battant, Stacey s’engouffra finalement dans les entrailles de la ville. Au même moment, la pluie sembla redoubler d’intensité, comme pour mieux la dissuader de s’aventurer plus avant. Les rues étaient étroites, et pour le moins mal éclairées, ce qui dût la contraindre à ralentir l’allure. Une fois n’est pas coutume, Stacey avait délaissé ses escarpins hors de prix et autres tailleurs sur mesure pour une tenue plus confortable  et surtout passe-partout. Un simple jeans noir, un trench-coat sombre gorgé de pluie et une vieille paire de converses qu’elle ne se souvenait pas avoir portées depuis ses années d’études. Ses cheveux blonds qui, d’ordinaire, tombaient en cascade sur ses épaules avaient été rassemblés en une queue de cheval vertigineusement haute dissimulée sous la capuche du sweat-shirt bordeaux qu’elle portait sous son manteau. L’ensemble n’était assurément pas très esthétique mais la rendait méconnaissable aux yeux de quiconque la voyait régulièrement sur les écrans de télévision – la supercherie n’étant toutefois pas de nature à berner ceux qui l’avait déjà rencontrée personnellement. Trempée jusqu’aux os, Stacey ne pouvait réprimer quelques longs frissons réguliers, sans toutefois savoir si elle devait les attribuer au froid ou à la peur. Car à mesure qu’elle approchait du point de rendez-vous, elle pouvait sentir l’angoisse se distiller lentement dans ses veines. En temps normal, ce mauvais pressentiment l’aurait probablement poussée à tourner les talons. Mais Stacey n’avait pas le choix. Sans doute n’était-il pas prudent de sa part d’accorder sa confiance au premier voyou venu, bien caché derrière un pseudonyme et un avatar sur Dieu sait trop quel site louche du dark web mais elle n’avait pas d’autre option. Ce genre d’affaires ne se réglait pas au café du coin. Elle-même avait d’ailleurs pris un certain nombre de précautions, à commencer par l’utilisation du pseudonyme qu’elle avait choisi pour son blog. Evey.

Il y eut un nouveau coup de tonnerre qui arracha brusquement Stacey à ses réflexions. Elle avait fini par atteindre le point de rendez-vous. Le rideau de pluie était toujours aussi dense, si bien que la jeune femme avait bien du mal à distinguer quoi que ce soit dans la pénombre. Quelque chose sembla bouger, juste au coin d’un immeuble de briques rouges, visiblement désaffecté. « Il y a quelqu’un… ? » appela Stacey, d’une voix mal assurée. Le sentiment de malaise qui lui tordait les entrailles depuis qu’elle avait quitté son luxueux appartement de West London, quelques heures plus tôt, ne fit que redoubler d’intensité. Dans un élan de panique, Stacey voulut tourner les talons pour rebrousser chemin. C’est alors qu’elle se heurta violemment à une forme sombre comme surgie de nulle part. Elle était sur le point de crier lorsque les traits d’un visage familier lui apparurent alors, dans un rayon de lune. « Gabriel… ? » articula-t-elle d’une voix étranglée qui ne laissait planer aucun doute quant à la terreur qui la dévorait de l’intérieur. L’espace d’un court instant, ses épaules s’affaissèrent, dans une attitude qui trahissait son soulagement, tandis qu’elle serrait toujours de sa main le bras de son ancien acolyte. De mémoire d’homme, il n’y avait jamais eu de contact physique aussi long entre Stacey Bennett et Gabriel Rathbone. La jeune femme sembla en prendre conscience car elle lâcha brusquement son emprise. Passé le soulagement d’avoir reconnu un visage ami – le mot sonnait bizarrement dans son esprit ! – Stacey réalisa que sa petite excursion nocturne dans les basfonds de Londres n’avait plus rien de secret. Gabriel lui demanderait probablement ce qu’elle faisait ici et qu’aurait-elle à lui répondre ? Le cœur battant, la jeune femme recula de quelques pas, manquant de peu de voir sa jambe s’enfoncer jusqu’à la cheville dans une flaque d’eau glacée. Et lui, que faisait-il ici ? Se pouvait-il qu’il ait eu vent de ses projets ? Quelle était la probabilité pour qu’elle se retrouve nez à nez avec son ancien compagnon d’infortune, plus d’un an après leur dernière rencontre ? Avec le temps, Stacey avait appris à ne pas croire aux coïncidences. A fortiori depuis qu’elle savait ce qui avait brusquement poussé Gabriel à se libérer de ses chaînes – et ce grâce à la petite enquête qu’elle avait mené à son sujet. « Ton terrain de jeu est plus vaste que je ne le pensais. » souffla-t-elle dans un léger haussement de sourcils. « Félicitations pour ta… promotion. » En l’espace d’une année, les méthodes de Stacey n’avait pas changé : asséner le coup en premier et surtout… bluffer.

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MessageSujet: Re: In the shadows [Gabriel] Hier à 3:33

Bien des circonstances de la vie mènent à se frotter à l’éternelle question : ai-je des regrets ? Ces vingt-six années de vie n’avaient pas toutes été roses pour Gabriel. Et il avait été amené à changer plus que d’autres ne l’avaient fait ces dernières années, avait traversé tant d’états de corps et d’esprit, rencontré des gens qui avaient particulièrement influencé le cours des choses pour lui. Quelques années auparavant, il n’aurait pu s’imaginer en être où il en était aujourd’hui. Il n’aurait surtout pas pu s’imaginer être…heureux. Car il l’était. Entouré de gens auprès desquels il n’avait pas à constamment se justifier ou à mentir sur tout ce qu’il faisait. Sa position dans le clan Moretti était une bénédiction. Renouer avec ses racines, avec son père surtout, l’avait apaisé d’une profonde incertitude qu’il n’aurait jamais pu même identifier en lui avant de l’avoir dépassée. Il ne trainait plus dans les recoins louche de Londres si ce n’était que pour y faire respecter les intérêts de la famille. Et il vivait surtout. Il ne croulait plus sous le poids de la peur quotidienne d’être épinglé, ne souffrait plus en silence de l’isolement en cellule, du manque de drogue dans son sang. S’il le voulait, il y avait bien peu de choses qu’il ne pouvait avoir. Il avait d’ailleurs ce qu’il n’aurait jamais cru vouloir… En bien des plans et facettes de sa vie professionnelle comme personnelle, Gabriel ne souffrait plus de solitude et c’était ce qui faisait la plus grande différence.

Certains pourraient se demander, ce qui faisait en sorte qu’il n’avait jamais cherché à se venger. Stacey Bennett n’était qu’un exemple parmi d’autres de figures qu’il aurait pu haïr au point de vouloir les détruire par retour de balancier. La réponse était bien simple, ce qui faisait la différence était justement ce « bonheur » qu’il avait atteint de façon inespérée. Non pas un bonheur fait de feux d’artifices et de chamallows, mais le sentiment de pure satisfaction d’être bien ancré, et en contrôle de son environnement et de sa vie. Pour cela également, la réponse était : non. Gabriel n'avait aucun regret. Chaque décision, chaque épreuve, avait contribué à le conduire exactement où il se trouvait à présent. S'il n'y avait pas eu Stacey Bennett et ses sombres projets dans sa vie, s'il avait fallu que la jeune femme arrête son choix sur un autre... Probablement serait-il toujours en prison. À ne rien connaitre de ce qui constituait ses jours, ses nuits, son plaisir, sa satisfaction. Il aurait tout simplement oublier Stacey, suivi de loin son parcours avec un intérêt sardonique ses coups dans l'arène politique, mais rien fait pour la croiser de nouveau. Cela aurait pu être ainsi pour l'éternité, si cela n'avait été d'une information qu'on lui avait fourni quelques jours auparavant et qui l'avait fait remonté jusqu'à elle, un point de rendez-vous bien précis et Dartmouth Park.

Ce n’était même pas drôle, c’était exaspérant. De voir que certaines choses ne changeraient jamais. Gabriel ne pouvait s’empêcher de lever les yeux au ciel une seconde qui pleurait l’ironie et l’absurde, le temps d’ignorer les remarques que la jeune femme avait choisi de lui balancer d’entrée de jeu. Cela surtout n’allait nul part. Et Stacey s’entêtait à s’adresser à lui comme s’il n’était qu’un microbe sous sa botte. D’autres choses, en revanche, avaient bel et bien changé. Il était temps pour elle de s’y adapter.  « Il y a quelqu’un… Are you fucking serious ? » Bonjour, belle journée ? Moi non plus. Gabriel l’observait de ses yeux clairs, le regard sombre. « Cherches-tu à te faire tuer ? C’est bien trouvé j’admets. Le quartier recèle d’enragés de tout genre qui seraient ravis de faire la peau à n’importe lequel de ces pantins de Westminster. » Après tout, c’était ce qu’elle semblait vouloir. Préserver de lui l’image du voyou sans cervelle, capable de rien si ce n’était que de frapper. Stacey avait lâché son bras, mais Gabriel attrapait le sien pour l’entrainer avec lui sur quelques mètres jusqu’à un immeuble désaffecté -un parmi tout ceux qui s’enlignaient depuis l’intersection-. À l’intérieur, le bruit de la pluie était toujours bien présent mais leur revenait en écho.

Comment décrire avec justesse l’émotion qui habitait le jeune homme, ancien voyou, à cet instant. Il brulait d’un sentiment pouvoir qu’il n’avait jamais eu sur elle auparavant -autant se faire plaisir- et qui lui faisait choisir des mots bien plus durs que la vérité. Bluffer, il avait appris à le faire. S’il avait vraiment voulu voir Stacey Bennett morte, les options se seraient offertes à lui depuis fort longtemps déjà. « La seule raison pour laquelle je ne m’en charge pas moi-même est que je compte bien t’entendre m’expliquer la raison pour laquelle tu -ou Evey- cherches à acheter…une arme. » Eh oui, le trafic d’arme faisait partie des affaires de la famille en ce quartier comme en plusieurs autres à Londres. Et les petits revendeurs sans importance se référaient à eux du moment qu’un nouvel acheteur aux intentions trop suspectes entrait sur le marché. Droit au but donc, et il n’avait pas l’intention qu’on lui raconte des bêtises.

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