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Lost in The Echo

Version : Silence is my Worst Enemy

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Comfortable silence is so overrated [PV]

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Profession : Il était chanteur. Aujourd’hui, il n'est plus qu'un serveur qui méprise tout ce qui peut définir un état d’esprit, tout ce qui limite les sentiments tels que la douleur, la colère et tout ce qui se targue d’analyser les êtres humains.
Humeur : Rebelle
Citation : Sometimes, you do things and you do them not because you're thinking but because you're feeling. Because you're feeling too much. And you can't always control the things you do when you're feeling too much

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MessageSujet: Comfortable silence is so overrated [PV] Mer 12 Juil - 20:27


You're a hopeless romantic is what they say
Memorizin' each line
I still don't know what to say
What to say

  • Monroe rêve. Perdu dans le plaisir du sommeil, il laisse son esprit s’ouvrir aux différentes possibilités que l’imaginaire lui offre et la caresse de tant d’univers lui procure cette sensation de bien-être qui accompagne le doux rêveur. Mais plutôt que rêves, on pourrait parler de souvenirs. Car les images qui défilent devant ses yeux sont réelles, se sont déjà produites. Il les a vécues, il les a approchées de près et les sent étrangement familière. Pourtant, à son humble avis ce ne peut pas être une réalité. Parce que les personnages sont totalement différents de ce qui les définissent, parce que ces comportements sont trop stupides et incrédules pour pouvoir lui faire croire qu’il ne rêve pas. Ce n’est pas logique, et Monroe aime la logique des choses et des gens. Il lui faut être sûr que quelqu’un est déterminé et ne peut pas se perdre dans des extrêmes qui ne lui ressembleraient pas. Et pourtant ... Monroe avait changé. Particulièrement au contact de Benjamin. Néanmoins, depuis le décès tragique de Roxanne, Monroe avait renoué avec quelques vieilles habitudes qu'il avait abandonné quelques temps. Il s'attarde à nouveau à l'Afterlife. Joue parfois la séduction auprès de certains clients. Plus que tout, Monroe s'adonnait à coeur joie aux combats de rues, aux beuveries, toujours accompagné de son meilleur ami...Caïn. Son couple, il l'avait mis de coté, sans le calculer, sans même le vouloir.

    Si le jeune homme endormi avait deviné l’heure au simple bruissement des voix qui montaient jusqu’à sa fenêtre, sans doute n’aurait-il jamais pris le risque d’ouvrir les yeux et de se réveiller peu à peu, bien malgré lui. Il était tôt, bien trop tôt pour se lever et pourtant, Monroe sentait le sommeil s’échapper, couler de ses doigts et se perdre dans les plumes usées de cet oreiller. Ses bras firent un cercle autour de sa tête tandis que son corps passait de position côté à allongé sur le ventre, le torse enfoui dans le moelleux d’un matelas trop mou. Sa chair s’enfonçait dans le drap blanc et son visage tenta de faire de même, restant tout de même légèrement tourné vers la porte afin de pouvoir respirer. Creusant de son front une grotte d’hibernation sur son oreiller, il grogna quand le lit eut un mouvement, et pesta silencieusement contre le mobilier qui se liguait contre lui et tentait de l’arracher au pur bonheur du repos. Ce n’est toutefois pas à ce moment là qu’il émergea complètement, ignorant les causes de cette agitation et tentant vainement de repartir dans le pays des rêves d’où il sortait, parmi lesquels existait le songe qui faisait de Benjamin un client régulier et presque demandeur et un Monroe exclusif et bizarrement mal à l’aise. Puis, soudainement, son esprit se réveilla, ses neurones se connectèrent. Il lui fallu un moment pour comprendre ce que son cerveau tentait maladroitement de lui expliquer à travers des sons pourtant évocateurs et des flashes tout aussi compréhensibles.

    Et c’est là que le réveil opéra. D’abord, un grognement sourd s’éleva de sa gorge, franchissant avec peine ses lèvres fermées. Puis son dos s’étira alors que ses muscles se contractaient, faisant frotter son corps nu contre les draps chauds. Enfin, ses paupières s’entrouvrirent sans rien voir tout d’abord. Ainsi pendant quelques secondes, il resta là à fixer ce qui, manifestement, n’était pas le gris rocailleux des murs de sa chambre à l'Afterlife, ni le bois neuf de la chambre de Benjamin. Non, c’était plus ... Un être humain. Caïn. Qui lui balancer au visage une chemise et les clefs de son appartement. ça lui revient, il était chez Caïn. Cela faisait la troisième nuit consécutive qu'il passait chez son meilleur ami. Tout ça, depuis une dispute avec Benjamin, qui lui avait laissé un gout amer sur la langue, et surtout dans sa tête. Il devait vraiment aller se changer, ça lui faisait mal de finir toujours par abîmer les chemises trop classes de Caïn.

    Monroe détestait le jour. Le jour, il n’était rien de plus qu’un mec un peu à côté de ses pompes, trop pâle, mal coiffé et dont le potentiel charismatique et charme baissait brutalement. Il ne voulait pas qu’on le voie comme ça, il refusait de paraître ce qu’il ne voulait pas être. Monroe aimait contrôler, et là il ne contrôlait plus grand-chose. Y'avait qu'à voir l'état de sa tête, son corps encore engourdi de quelques luttes et le coeur chiffonnait comme jamais. Un café et un croissant plus tard -merci Caïn-, il s'engouffrait déjà dans le métro pour traverser la ville afin d'arriver à l’appartement de Ben. Ce lieu qui était devenu un peu le sien aussi. Pourtant, tourner la clef de cette serrure lui faisait étrange. Vu l'heure, il se disait que Benjamin était déjà parti pour le boulot, ce qui lui lassait le temps de prendre une douche, et de récupérer quelques affaires. Mais, malheureusement pour lui, alors qu'il traversait le couloir pour atteindre la chambre, un bruit le stoppa net. Les yeux de Monroe se firent interrogateur, ses sourcils se haussèrent très légèrement sur leur arc et sa bouche fit une grimace à moitié dissimulée, comme s’il souffrait de réaliser qu'il n'était pas seul, au final. Pourtant, il ne bougea pas d’un pouce et ne se tourna pas pour autant. Raffermissant sa prise les clefs, Monroe laissa la surprise prendre peu à peu possession de lui, jusqu’à ce qu’il soit en état de prononcer un son et faire face à Ben.

    « Euh…Je te pensais au boulot » Bon, pas très brillant en vérité ni même adapté à la situation. Mais à cette heure indécente de la journée, le jeune homme ne pouvait pas prévoir beaucoup mieux comme brutale entrée dans la réalité. « Je passe juste récupérer quelques vêtements. Ce sera vite fait. » Le cœur battant à une vitesse folle. Monroe dût trouver la force de se détourner de son petit ami, pour poursuivre son chemin jusqu’à la chambre. Il ne pouvait pas lui faire face, pas dans ces conditions.


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I've crossed some kind of invisible line. I feel as if I've come to a place I never thought I'd have to come to. And I don't know how I got here. It's a strange place. It's a place where a little harmless dreaming and then some sleepy, early-morning talk has led me into considerations of death and annihilation.
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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Jeu 20 Juil - 17:28


  • Des fleurs fanaient sur la table de la cuisine. Tentative d’un peu de vie. Elles n’étaient pas seules, à décrépir. Mais tout l’appartement offrait une image parfaite un peu fausse ; pas un seul objet en un lieu qui ne devrait pas. Si bien qu’un œil attentif aurait pu poser cette question : quelqu’un vivait-il vraiment ici ? La vie n’était pas si bel ordre et Ben, lui-même, ne se prêtait pas à cette méticulosité au quotidien. Son sac, qu’il trimballait partout avec lui et surtout au travail, ne trônait pas dans le couloir près de la porte d’entrée. La cuisine était impeccable, comme si on ne l’avait pas utilisée depuis des jours. Seule anomalie à ce presque parfait : la couverture qui recouvrait le canapé au salon. Sous cette couverture, Ben lui-même. Preuve qu’il en était encore d’une présence entre ces mûrs. Ben qui, à cette heure, venait à peine de trouver un sommeil perturbé. C’était l’épuisement plus qu’autre chose, parce que l’attente pouvait être l’expérience la plus éprouvante et surtout la plus exténuante. L’attente de quelque chose, de motivation. Qu’importait l’action que le corps engageait, l’esprit refusait de se consacrer à autre chose qu’à espérer. Aux yeux du jeune homme, l’espoir avait toujours été l’essence même de la vie. Sauf qu’en certaines occasions, l’espoir paralysait la vie. Il ne pouvait faire autre chose que penser, penser, penser. Se plonger dans certains souvenirs, en espérant y trouver des réponses. Se projeter dans une multitude de possibles, pour savoir comment y faire face le moment venu.

    Il semblait à Ben qu’il existait un tragique décalage entre différents niveaux de réalité. Ce que l’on ressentait spontanément, placé devant certains faits. Ce que l’on éprouvait en général, devant certaines personnes ou situations. Il y avait ces pensées viscérales que l’on n’oserait avouer à quiconque et ces sentiments que l’on ne savait suffisamment bien exprimer à ceux qui comptent. Ces choses que l’on faisait par nécessité, d’autres que l’on aurait voulu être en mesure de concrétiser si la vie en avait fait autrement… Il y avait tant de facteurs extérieurs, puis il y avait les autres. Il suffisait de se frotter à un malentendu pour perdre de vue l’harmonie possible entre deux êtres. Car les différences savaient tout autant se compléter ou se déranger, selon l’espace et la liberté qu’on leur accordait. Si elles se reconnaissaient le droit de ne pas être toujours équivalentes. On n’avait jamais comme point de vue que le nôtre, même dans la façon de considérer celui des autres. Et Ben somnolait, porté par l’épuisement d’une nuit passé à se retourner, trop inconfortable sur le canapé et pourtant incapable de rester seul dans le trop grand lit de la chambre principale. Il lui semblait entendre un bruit, cela le faisait bouger. Il réalisait plus ou moins qu’il avait laissé le téléviseur allumé suite à sa tentative d’il y avait une heure de se distraire un peu et d’ainsi, trouver enfin le sommeil. C’était à retardement qu’il levait complètement la tête et prenait conscience que ce qui l’avait réveillé n’était pas uniquement un sommeil trop léger ou le son des infos à la télé.

    Ben posait les yeux sur…Monroe ! Malgré tout, malgré l’inconfort de toutes ces réalités venant de converger en une apparition qu’il n’attendait plus de voir se concrétiser, un sentiment de bien-être s’insufflait en lui. Pouvait-il seulement en douter, à la force dont son cœur se mettait à tambouriner sous sa poitrine ? Non sans lui rappeler brusquement, par tout ce que dégageait le langage corporel de Monroe, que ce n’était pas si facile. Il n’était pas seulement son petit ami. Il était son compagnon, celui avec qui il partageait le quotidien et son toit si ce n’était de ces derniers jours d’absence. Il était celui qui le connaissait le mieux, celui qui avait forgé la façon dont il avait affronté ce monde en changements. Il était son repère, sa lumière… Et c’était exactement où il avait eu tout faux. La lumière ne pouvait exister sans l’obscurité. Le bonheur ne pouvait briller sans malheurs. Et s’ils le pouvaient, comment les remarquerait-on ? Comment en aurait-on appris la si précieuse valeur ? Ben avait tant voulu, ces derniers mois…leur interdire d’être malheureux ! Il s’était voilà la face, sans mauvaise intention certes, mais également sans arriver à comprendre profondément ce à quoi ils avaient dû faire face. La mort de Roxanne, par exemple. Le climat de peur en ville sous le nouveau régime. Les déceptions quotidiennes d’en faire toujours plus contre le nouvel ordre et de ne voir que toujours moins de résultats.

    « Non, je… je ne travaille pas aujourd’hui... » Parce qu’il n’était pas allé au travail depuis trois jours déjà. Préférant rester cloitré dans l’appartement à ne bouger à peine de ce canapé, fixant le plafond et se laissant engloutir par d’incessantes pensées, ou alors à errer en ville. Le jeune homme s’éloignait déjà vers la chambre. Ben se sentait engourdi, mais il ne pouvait rester ainsi. Il ne pouvait se contenter de ça. Tout comme il se sentait incapable de franchir le cadre de porte de la chambre, où il restait après l’avoir rejoint. « Monroe. » D’autres mots lui brûlaient les lèvres. Des mots tendres, qu’il se languissait de prononcer à nouveau. Comme il lui avait manqué, ces trois petits jours…Comme il n’en pouvait plus de ce silence ! Mais c’était ce qui était le plus approprié de dire. Monroe. Son prénom, ce qu’il était. Est-ce qu’on peut parler ? Étaient des mots que personne ne voulait entendre. Même si ne pas parler était probablement bien pire. Il se trahissait à ne rien dire. Les mots s’embrouillaient comme jamais dans son esprit. Ben était doué pour les apprendre aux autres. Ou pour en décoder le sens profond. Face à Monroe pourtant, il se sentait bien démuni. Peut-être bien qu’il n’avait jamais fait - eu à dire - quoi que ce soit d’aussi important. Son regard allait finir par lui percer le dos. Il ne supportait pas la fuite de Monroe, ce regard qui refusait de rencontrer le sien. Il était bien déterminé à mettre un terme à ce silence entre eux, mais il désirait tout autant corriger ce qu’il avait trop longtemps fait bien malgré lui : ne pas écouter, ne pas comprendre surtout, ces réactions qu’avaient Monroe quand les choses allaient mal. Les combats de rue, Caïn, l’Afterlife, et maintenant ce silence… « J’ai passé… tellement de temps à m’inquiéter ces derniers mois à propos de tout. Que j’en ai oublié que c’est en te rencontrant que j’ai cessé d’avoir toujours… peur. » Ben avait la sensation que cela l’anéantissait et son regard glissait péniblement vers le sol. « Pardon. » Il ne pouvait s’empêcher de voir, dans son esprit, son visage rieur, séducteur. Son corps qui appelait le sien, irrésistiblement. Le sien, qui cédait. Qui n’avait jamais rien désiré ainsi et qui se plaisait à l’idée de ne désirer que lui. Tout ce qui faisait que Ben avait aimé Monroe, dès la première fois. Non pas pour qu’il devienne quelqu’un d’autre. Précisément pour ce qu’il était et qui était si différent de lui.

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    always in my head
    i think of you, i haven't slept, my body moves goes where I will but though I try my heart stays still, it never moves, it just won't be led and you're always in my head, This, I guess, is to tell you you're chosen out from the rest. © endlesslove
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