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Nouvelle MàJ: 18/10/17
Date d'ouverture : 27/03/2013
3eme saison : Take the power back 28/04/2017
Temps de jeu : Eté 2018
Intrigue VII : New Order Has Been Hacked
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Lost in The Echo

Version : Are you Ready for the Storm ?

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Comfortable silence is so overrated [PV]

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MessageSujet: Comfortable silence is so overrated [PV] Mer 12 Juil - 20:27


You're a hopeless romantic is what they say
Memorizin' each line
I still don't know what to say
What to say

  • Monroe rêve. Perdu dans le plaisir du sommeil, il laisse son esprit s’ouvrir aux différentes possibilités que l’imaginaire lui offre et la caresse de tant d’univers lui procure cette sensation de bien-être qui accompagne le doux rêveur. Mais plutôt que rêves, on pourrait parler de souvenirs. Car les images qui défilent devant ses yeux sont réelles, se sont déjà produites. Il les a vécues, il les a approchées de près et les sent étrangement familière. Pourtant, à son humble avis ce ne peut pas être une réalité. Parce que les personnages sont totalement différents de ce qui les définissent, parce que ces comportements sont trop stupides et incrédules pour pouvoir lui faire croire qu’il ne rêve pas. Ce n’est pas logique, et Monroe aime la logique des choses et des gens. Il lui faut être sûr que quelqu’un est déterminé et ne peut pas se perdre dans des extrêmes qui ne lui ressembleraient pas. Et pourtant ... Monroe avait changé. Particulièrement au contact de Benjamin. Néanmoins, depuis le décès tragique de Roxanne, Monroe avait renoué avec quelques vieilles habitudes qu'il avait abandonné quelques temps. Il s'attarde à nouveau à l'Afterlife. Joue parfois la séduction auprès de certains clients. Plus que tout, Monroe s'adonnait à coeur joie aux combats de rues, aux beuveries, toujours accompagné de son meilleur ami...Caïn. Son couple, il l'avait mis de coté, sans le calculer, sans même le vouloir.

    Si le jeune homme endormi avait deviné l’heure au simple bruissement des voix qui montaient jusqu’à sa fenêtre, sans doute n’aurait-il jamais pris le risque d’ouvrir les yeux et de se réveiller peu à peu, bien malgré lui. Il était tôt, bien trop tôt pour se lever et pourtant, Monroe sentait le sommeil s’échapper, couler de ses doigts et se perdre dans les plumes usées de cet oreiller. Ses bras firent un cercle autour de sa tête tandis que son corps passait de position côté à allongé sur le ventre, le torse enfoui dans le moelleux d’un matelas trop mou. Sa chair s’enfonçait dans le drap blanc et son visage tenta de faire de même, restant tout de même légèrement tourné vers la porte afin de pouvoir respirer. Creusant de son front une grotte d’hibernation sur son oreiller, il grogna quand le lit eut un mouvement, et pesta silencieusement contre le mobilier qui se liguait contre lui et tentait de l’arracher au pur bonheur du repos. Ce n’est toutefois pas à ce moment là qu’il émergea complètement, ignorant les causes de cette agitation et tentant vainement de repartir dans le pays des rêves d’où il sortait, parmi lesquels existait le songe qui faisait de Benjamin un client régulier et presque demandeur et un Monroe exclusif et bizarrement mal à l’aise. Puis, soudainement, son esprit se réveilla, ses neurones se connectèrent. Il lui fallu un moment pour comprendre ce que son cerveau tentait maladroitement de lui expliquer à travers des sons pourtant évocateurs et des flashes tout aussi compréhensibles.

    Et c’est là que le réveil opéra. D’abord, un grognement sourd s’éleva de sa gorge, franchissant avec peine ses lèvres fermées. Puis son dos s’étira alors que ses muscles se contractaient, faisant frotter son corps nu contre les draps chauds. Enfin, ses paupières s’entrouvrirent sans rien voir tout d’abord. Ainsi pendant quelques secondes, il resta là à fixer ce qui, manifestement, n’était pas le gris rocailleux des murs de sa chambre à l'Afterlife, ni le bois neuf de la chambre de Benjamin. Non, c’était plus ... Un être humain. Caïn. Qui lui balancer au visage une chemise et les clefs de son appartement. ça lui revient, il était chez Caïn. Cela faisait la troisième nuit consécutive qu'il passait chez son meilleur ami. Tout ça, depuis une dispute avec Benjamin, qui lui avait laissé un gout amer sur la langue, et surtout dans sa tête. Il devait vraiment aller se changer, ça lui faisait mal de finir toujours par abîmer les chemises trop classes de Caïn.

    Monroe détestait le jour. Le jour, il n’était rien de plus qu’un mec un peu à côté de ses pompes, trop pâle, mal coiffé et dont le potentiel charismatique et charme baissait brutalement. Il ne voulait pas qu’on le voie comme ça, il refusait de paraître ce qu’il ne voulait pas être. Monroe aimait contrôler, et là il ne contrôlait plus grand-chose. Y'avait qu'à voir l'état de sa tête, son corps encore engourdi de quelques luttes et le coeur chiffonnait comme jamais. Un café et un croissant plus tard -merci Caïn-, il s'engouffrait déjà dans le métro pour traverser la ville afin d'arriver à l’appartement de Ben. Ce lieu qui était devenu un peu le sien aussi. Pourtant, tourner la clef de cette serrure lui faisait étrange. Vu l'heure, il se disait que Benjamin était déjà parti pour le boulot, ce qui lui lassait le temps de prendre une douche, et de récupérer quelques affaires. Mais, malheureusement pour lui, alors qu'il traversait le couloir pour atteindre la chambre, un bruit le stoppa net. Les yeux de Monroe se firent interrogateur, ses sourcils se haussèrent très légèrement sur leur arc et sa bouche fit une grimace à moitié dissimulée, comme s’il souffrait de réaliser qu'il n'était pas seul, au final. Pourtant, il ne bougea pas d’un pouce et ne se tourna pas pour autant. Raffermissant sa prise les clefs, Monroe laissa la surprise prendre peu à peu possession de lui, jusqu’à ce qu’il soit en état de prononcer un son et faire face à Ben.

    « Euh…Je te pensais au boulot » Bon, pas très brillant en vérité ni même adapté à la situation. Mais à cette heure indécente de la journée, le jeune homme ne pouvait pas prévoir beaucoup mieux comme brutale entrée dans la réalité. « Je passe juste récupérer quelques vêtements. Ce sera vite fait. » Le cœur battant à une vitesse folle. Monroe dût trouver la force de se détourner de son petit ami, pour poursuivre son chemin jusqu’à la chambre. Il ne pouvait pas lui faire face, pas dans ces conditions.


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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Jeu 20 Juil - 17:28


  • Des fleurs fanaient sur la table de la cuisine. Tentative d’un peu de vie. Elles n’étaient pas seules, à décrépir. Mais tout l’appartement offrait une image parfaite un peu fausse ; pas un seul objet en un lieu qui ne devrait pas. Si bien qu’un œil attentif aurait pu poser cette question : quelqu’un vivait-il vraiment ici ? La vie n’était pas si bel ordre et Ben, lui-même, ne se prêtait pas à cette méticulosité au quotidien. Son sac, qu’il trimballait partout avec lui et surtout au travail, ne trônait pas dans le couloir près de la porte d’entrée. La cuisine était impeccable, comme si on ne l’avait pas utilisée depuis des jours. Seule anomalie à ce presque parfait : la couverture qui recouvrait le canapé au salon. Sous cette couverture, Ben lui-même. Preuve qu’il en était encore d’une présence entre ces mûrs. Ben qui, à cette heure, venait à peine de trouver un sommeil perturbé. C’était l’épuisement plus qu’autre chose, parce que l’attente pouvait être l’expérience la plus éprouvante et surtout la plus exténuante. L’attente de quelque chose, de motivation. Qu’importait l’action que le corps engageait, l’esprit refusait de se consacrer à autre chose qu’à espérer. Aux yeux du jeune homme, l’espoir avait toujours été l’essence même de la vie. Sauf qu’en certaines occasions, l’espoir paralysait la vie. Il ne pouvait faire autre chose que penser, penser, penser. Se plonger dans certains souvenirs, en espérant y trouver des réponses. Se projeter dans une multitude de possibles, pour savoir comment y faire face le moment venu.

    Il semblait à Ben qu’il existait un tragique décalage entre différents niveaux de réalité. Ce que l’on ressentait spontanément, placé devant certains faits. Ce que l’on éprouvait en général, devant certaines personnes ou situations. Il y avait ces pensées viscérales que l’on n’oserait avouer à quiconque et ces sentiments que l’on ne savait suffisamment bien exprimer à ceux qui comptent. Ces choses que l’on faisait par nécessité, d’autres que l’on aurait voulu être en mesure de concrétiser si la vie en avait fait autrement… Il y avait tant de facteurs extérieurs, puis il y avait les autres. Il suffisait de se frotter à un malentendu pour perdre de vue l’harmonie possible entre deux êtres. Car les différences savaient tout autant se compléter ou se déranger, selon l’espace et la liberté qu’on leur accordait. Si elles se reconnaissaient le droit de ne pas être toujours équivalentes. On n’avait jamais comme point de vue que le nôtre, même dans la façon de considérer celui des autres. Et Ben somnolait, porté par l’épuisement d’une nuit passé à se retourner, trop inconfortable sur le canapé et pourtant incapable de rester seul dans le trop grand lit de la chambre principale. Il lui semblait entendre un bruit, cela le faisait bouger. Il réalisait plus ou moins qu’il avait laissé le téléviseur allumé suite à sa tentative d’il y avait une heure de se distraire un peu et d’ainsi, trouver enfin le sommeil. C’était à retardement qu’il levait complètement la tête et prenait conscience que ce qui l’avait réveillé n’était pas uniquement un sommeil trop léger ou le son des infos à la télé.

    Ben posait les yeux sur…Monroe ! Malgré tout, malgré l’inconfort de toutes ces réalités venant de converger en une apparition qu’il n’attendait plus de voir se concrétiser, un sentiment de bien-être s’insufflait en lui. Pouvait-il seulement en douter, à la force dont son cœur se mettait à tambouriner sous sa poitrine ? Non sans lui rappeler brusquement, par tout ce que dégageait le langage corporel de Monroe, que ce n’était pas si facile. Il n’était pas seulement son petit ami. Il était son compagnon, celui avec qui il partageait le quotidien et son toit si ce n’était de ces derniers jours d’absence. Il était celui qui le connaissait le mieux, celui qui avait forgé la façon dont il avait affronté ce monde en changements. Il était son repère, sa lumière… Et c’était exactement où il avait eu tout faux. La lumière ne pouvait exister sans l’obscurité. Le bonheur ne pouvait briller sans malheurs. Et s’ils le pouvaient, comment les remarquerait-on ? Comment en aurait-on appris la si précieuse valeur ? Ben avait tant voulu, ces derniers mois…leur interdire d’être malheureux ! Il s’était voilà la face, sans mauvaise intention certes, mais également sans arriver à comprendre profondément ce à quoi ils avaient dû faire face. La mort de Roxanne, par exemple. Le climat de peur en ville sous le nouveau régime. Les déceptions quotidiennes d’en faire toujours plus contre le nouvel ordre et de ne voir que toujours moins de résultats.

    « Non, je… je ne travaille pas aujourd’hui... » Parce qu’il n’était pas allé au travail depuis trois jours déjà. Préférant rester cloitré dans l’appartement à ne bouger à peine de ce canapé, fixant le plafond et se laissant engloutir par d’incessantes pensées, ou alors à errer en ville. Le jeune homme s’éloignait déjà vers la chambre. Ben se sentait engourdi, mais il ne pouvait rester ainsi. Il ne pouvait se contenter de ça. Tout comme il se sentait incapable de franchir le cadre de porte de la chambre, où il restait après l’avoir rejoint. « Monroe. » D’autres mots lui brûlaient les lèvres. Des mots tendres, qu’il se languissait de prononcer à nouveau. Comme il lui avait manqué, ces trois petits jours…Comme il n’en pouvait plus de ce silence ! Mais c’était ce qui était le plus approprié de dire. Monroe. Son prénom, ce qu’il était. Est-ce qu’on peut parler ? Étaient des mots que personne ne voulait entendre. Même si ne pas parler était probablement bien pire. Il se trahissait à ne rien dire. Les mots s’embrouillaient comme jamais dans son esprit. Ben était doué pour les apprendre aux autres. Ou pour en décoder le sens profond. Face à Monroe pourtant, il se sentait bien démuni. Peut-être bien qu’il n’avait jamais fait - eu à dire - quoi que ce soit d’aussi important. Son regard allait finir par lui percer le dos. Il ne supportait pas la fuite de Monroe, ce regard qui refusait de rencontrer le sien. Il était bien déterminé à mettre un terme à ce silence entre eux, mais il désirait tout autant corriger ce qu’il avait trop longtemps fait bien malgré lui : ne pas écouter, ne pas comprendre surtout, ces réactions qu’avaient Monroe quand les choses allaient mal. Les combats de rue, Caïn, l’Afterlife, et maintenant ce silence… « J’ai passé… tellement de temps à m’inquiéter ces derniers mois à propos de tout. Que j’en ai oublié que c’est en te rencontrant que j’ai cessé d’avoir toujours… peur. » Ben avait la sensation que cela l’anéantissait et son regard glissait péniblement vers le sol. « Pardon. » Il ne pouvait s’empêcher de voir, dans son esprit, son visage rieur, séducteur. Son corps qui appelait le sien, irrésistiblement. Le sien, qui cédait. Qui n’avait jamais rien désiré ainsi et qui se plaisait à l’idée de ne désirer que lui. Tout ce qui faisait que Ben avait aimé Monroe, dès la première fois. Non pas pour qu’il devienne quelqu’un d’autre. Précisément pour ce qu’il était et qui était si différent de lui.

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Dim 6 Aoû - 16:50

  • Dieu, que c’était difficile. Plutôt que de les voir, Monroe sentait la déception et la tristesse suinter du corps de Benjamin et l’atteindre dans son dos, comme autant de tentacules invisibles qui cherchent à ronger, à brûler, à faire du mal. Cela marchait bien évidemment parfaitement. Mais le plus dur n’était sans doute pas ces manifestations de différentes sensations, mais plutôt les paroles du jeune homme. Sa voix ne cillait pas. Il l’avait longtemps sentit vaciller et hésiter sur certaines phrases, mais là la vérité était claire et facile à énoncer. Monroe sentait tout ce qui se cachait derrière cette simple affirmation. Se jurant de ne pas se retourner, Monroe ne put toutefois s’empêcher de jeter un regard en coin dans le miroir, situé juste à côté de l’armoire. Il vit alors les yeux pâles et fatigués de Benjamin fixés sur lui. Et il y lut ce qu’il aurait préféré ignorer. Une tristesse immense, cette même tristesse qui l’habitait à son tour, mais qui ne voulait pas s’exprimer, par fierté mal placée. Et cela lui faisait bien évidemment atrocement mal, tant la situation était en décalage avec ses propres sentiments. Benjamin laissait les siens s’exprimer avec une franchise et une facilité déconcertante alors qu’il ne pouvait que brider les siens. Passer pour un insensible, pour ce qu’il avait longtemps été. Pour faire plus vrai et blesser un peu plus Ben afin d’éviter tout malentendu possible, Monroe aurait pu afficher un sourire nonchalant au coin de ses lèvres. Faire une remarque désobligeante. Lui répondre. Briser le cercle mélancolique, bouleverser sa sensation de puissance à lui et accroitre sa propre emprise, son caractère dégueulasse qui se faisait réel depuis la mort de Roxanne. Mais c’était une chose au-delà de ses forces, il sentait bien qu’aucun sourire ne pourrait s’afficher sans trembler et que sa voix ne pourrait pas s’empêcher de laisser échapper une excuse qu’il devrait justifier. Alors il se tut, et attendit sagement que le jeune homme déverse sa bile comme il souhaitait le faire.

    « Pardon. »

    Venait-il de lui dire. Il faillit fondre en larmes. Ce mot sonnait tellement juste qu’il sentit sa poitrine fléchir sous le dernier coup porté par Benjamin. Touché, touché, et même coulé. Monroe avait réussi à ne pas bouger, autrement que pour les actes évidents et mécaniques qui activaient son corps. Prendre des t-shirts et des chemises, les mettre dans son sac, refermer l’armoire. Ne pas le regarder. Lisser le vêtement, redresser un col, s’arranger. Ne pas se retourner. Puis attendre, attendre un temps qui paraissait interminable. Mais attendre quoi ? Benjamin n’allait pas s’en aller. Son sac trouva le sol, et il ne bougea toujours pas. Puis, d’un pas, Monroe réussit à se trainer jusqu’à la fenêtre qui donnait sur la rue. Un silence lourd habitait la pièce. Son silence à lui, plus précisément. Et pourtant, Dieu sait que Monroe savait ce qu’il voulait. Il voulait Benjamin. Il voulait le garder près de lui encore toute la journée, toute la nuit, toutes les autres nuits. Il voulait sa candeur, sa naïveté, sa dignité. Il voulait tout de lui, même les côtés les plus sombres qu’il cherchait parfois à trouver. Il voulait pouvoir lui poser des questions, le réconforter, lui mentir en lui disant que tout irait toujours bien. Enfin, Monroe se retourna pour faire face à Benjamin. Pour qu’il se souvienne de son regard. Qu’il soit chargé de larmes ou de haine, qu’importe. Le voir une dernière fois, peut-être.

    « Il n y a rien à pardonner, Benjamin » Lui dit-il de sa voix rauque. Constatant malgré lui, le sale état dans lequel se trouvait le jeune enseignant. S’il avait craqué, rien n’aurait été pareil. Il se serait retourné, l’aurait pris dans ses bras et l’aurait serré de toutes ses forces. Oui, Monroe aurait enfin pu lui parler. Lui dire à quel point il était bien en sa compagnie, à quel point il ne pouvait plus imaginer l’abandonner en pleine nuit. Lui expliquer que rester à ses côtés était ce qu’il désirait le plus en cet instant, qu’il voulait bien lui tenir la main, se balader avec lui, tout faire de ce qu’il lui demanderait. Car simplement le satisfaire et lire le bonheur sur son visage lui suffisait, à lui. Peu importait alors les sacrifices, les concessions, il bénirait chacune de ses idées et accepterait tout ce qui pouvait lui faire plaisir. Mais, il n’y arrivait pas. « Tu devrais sortir, aller bosser, et te changer les idées et cesser de te faire du soucis. Ok ? » Il inspira une grande bouffée d’air, puisqu’il avait oublié de respirer durant cette phrase toute faite, avant de se retourner avec une fureur toute neuve sur les traits, récupérant son sac sur le sol. Il croisa son air figé dans le miroir et crut sentir son cœur se déchirer à nouveau. Marchant rapidement à travers sa chambre, il contourne Ben sans croiser son regard. Et c’est une fois qu’il arriva à dépasser le pas de la porte qu’il prononça en cessant ses pas. « Je vais bien, Benjamin. Et j’aimerai que tu sois bien aussi, alors…ne m’attend pas, ce soir. »
    Ou comment éviter royalement de discuter.

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Mer 9 Aoû - 15:21

  • Sans pourtant avoir cette expérience lui-même, Ben était persuadé qu'un couple pouvait traverser ses hauts et ses bas. Il ne croyait pas vraiment à ceux qui allaient de ruptures en réconciliations, incapables de passer les mauvais moments ensemble. Si Monroe franchissait la porte d'entrée dans cet état, cela semblait si définitif. Mais si... S'il était si mauvais, comme petit ami ? S'il n'arrivait pas à lui offrir ce dont il avait besoin. Ou même à avoir la moindre petite idée de ce que cela était au fond. Pouvait-il exiger qu’il reste, parce que lui en avait besoin ? L'énergie, la volonté... tout cela quittait son corps, laissait son esprit s'engourdir dans une forme de résignation douloureuse. Il y avait un certain confort dans l’habitude du rejet. On pouvait ainsi de convaincre être destiné à ne pas plaire assez ou à ne pas compter assez. C’était sa bête noire, même s’il lui avait semblé la surmonter ces derniers mois. Ben s’était toujours cru n’être bon que de second plan. Il avait passé son adolescence et une partie de l’âge adulte entiché d’un homme, son meilleur ami, qui n’avait jamais eu le moindre sentiment en ce sens pour lui. Peut-être. Que cela n’était qu’un moyen de défense tordu. Avec du recul, sachant ce qu’il éprouvait pour Monroe, il se rendait bien compte que ses sentiments pour Darren n’avait jamais eu la même importance ni même la moindre consistance. Cela s’était seulement enraciné en lui, de vouloir aimer ce qu’il ne pouvait avoir. Car derrière le rejet, il y avait l’absence de prise de risque. L’absence de lutte à mener. Une certaine déresponsabilisation à l’égard des sentiments. Je ne suis pas assez bien pour lui, que pourrais-je donc y changer ? Dès lors, la sensibilité, les faiblesses, les réels sentiments, s’enfonçaient au plus profond de soi jusqu’à en devenir étrangers. Aimer quelqu’un faisait peur. Être aimé en retour, encore plus. Cela n’allait jamais sans le risque de perdre ce que l’on croyait acquis, de se retrouver en décalage avec l’autre, « moins aimé », un jour. Sans s’en rendre compte et sans même y penser, peut-être bien que Ben comprenait à cet instant mieux que jamais les réactions de Monroe. Qui se coupait du monde. Qui cachait au plus profond de lui sa sensibilité, pour revêtir une personnalité nonchalante que nul ne s’attarderait à briser.

    Je vais bien était le plus grand mensonge. Le plus éhonté. Personne n’allait bien. C'était comme dire que le monde allait bien. Et si ? Et si Monroe était trop seul pour se rendre compte qu'il ne l'était pas. S'il pensait que Ben ne le voulait que s'il allait bien, que dans les bons moments. Cela avait l’effet d’une puissant gifle. Ben, qui s’était jusqu’alors enraciné sous des couches de culpabilité, de tristesse et d’immobilité, relevait la tête et posait les yeux sur lui.

    « Non. »

    Non ? Ses mots étaient accompagnés d’un mouvement spontané. Il le rejoignait, le dépassait et le contournait pour se planter devant lui. Lui bloquer le chemin physiquement. Qu'allait-il donc faire ? Se battre avec lui, le forcer à rester ? Ce n'était pas lui. Seulement, il était saisi d’une impulsion incontrôlable. Qu’il ne voulait pas contrôler ! Les mots qu’il avait tant peiné à prononcer plus tôt s’imposaient. « Je suis désolé si je suis nul pour tout ça. » Tout ça, à être son petit ami. Parler. Tenter de réparer ce qu’il n’y avait pas à pardonner. Ben était confus et pourtant déterminé. Il ne savait pas où le regarder. Son visage fatigué ? Son corps frêle et abimé, ses cheveux foncés qui contrastaient avec la blancheur de son visage, ses yeux… Ses mains, qui serraient trop fort le sac qui n’aurait jamais dû être rempli de ses vêtements. « Des gens souffrent partout… » Tu souffres, Monroe. « Des gens meurent… » Des gens qu’ils connaissaient. Une en particulier, qui lui avait été cher même s’il ne l’admettait pas. La voix de Ben prenait la liberté téméraire d’affronter ce silence trop lourd. De le dominer. Sa voix était pourtant douce, incapable de véritables reproches.

    « N’as-tu pas parfois l’impression qu’il n’y a pas d’intérêt à quoi que ce soit ? Aucun espoir ? Aucune raison de continuer ? … Je me sens comme ça quand tu n’es pas là. Chaque seconde est une perte de temps. »

    Ben éprouvait une sensation de manque bien physique. Et les souvenirs le submergeaient. De ce monde, rien qu'à eux, qu'ils avaient bâti dans cette chambre de l'Afterlife. De ces caresses nouvelles, offertes au novice qu'il était. De la façon dont il était tombé amoureux du garçon trop jeune, trop libre, trop sauvage pour lui. Qui lui avait donné le courage des premières fois. Des deuxièmes et troisièmes aussi. Trop vite. Parce que c'était ce que faisait les gens comme Ben, tomber amoureux. De ce regard assuré, rassurant, que Monroe, un inconnu, lui avait offert avant qu'ils ne partagent cette première fois. À lui qui avait eu toutes les appréhensions du monde. Ben lui offrait le même regard aujourd'hui. Têtu. Obstiné à offrir à l'autre ce qu'il ne savait pas même vouloir ou avoir besoin. Pour la première fois, il était amoureux de quelqu’un de véritable. Non pas de l’image fantasmée, de l’idée fabriquée ou de l’impossible.

    « Je ne peux pas, Monroe. Je ne veux pas. »

    Être bien ? Bien sûr, qu’il le voulait. S’il n’était pas si sérieux, si tout ceci n’était pas si important, il aurait sans doute éclater de rire. Devant sa propre attitude incertaine mais bornée. Mais le laisser partir comme ça, couler, le laisser couler, ne pas se battre… Non. Ben prenait le courage de ses sentiments. Le risque d’être éconduit. Pendant ces quelques secondes à chercher, puis soutenir son regard, il se sentait vivant. Les idées noires étaient en partie chassées de son esprit. La respiration était seulement douloureuse parce qu’il y avait son cœur qui battait à tout rompre pour se libérer de l’angoisse de le voir partir.

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Sam 19 Aoû - 18:03

  • Ne croyez pas que Monroe n’en avait rien à faire de Benjamin et de ce qu’il ressentait. Il ne faut surtout pas croire qu’il ne le voyait pas. Le problème n’est pas dans cette reconnaissance des faits. Le problème réside en lui. Dans le fait qu’il se sente profondément incompris depuis le décès de Roxanne. Il a fini par accepter l’absence de la jeune femme dans sa vie. Celle qui lui avait ouvert les yeux tant de fois, ou tenté de le faire, du moins. Il ne pensait pas que…sa mort allait l’affecter autant. Au cours de son deuil, il s’était accroché à ses mauvaises habitudes, plutôt qu’à la présence de Ben. Parce qu’il n’avait tout simplement pas jugé que ses mots seraient la chose qui lui permettraient de sortir la tête de l’eau. C’était davantage la violence des combats de rues, les beuveries en compagnie de Caïn -qui était aussi piteux que lui, qui l’aideraient à dépasser tout cela. Est-ce que cela marchait ? Il n’en savait trop rien. Il s’était seulement entêté à y arriver, sans Benjamin. Il essayait de l’extraire de son esprit par tous les moyens, de sortir ailleurs pour l’exorciser, mais il n’y avait rien à faire, au fond. Il devait bien se l’avouer. Il sentait sans cesse ses mains sur son corps, ses lèvres sur les siennes, son souffle à son oreille. Il sentait cet amour à telle point que parfois, il se sentait sur le point d’exploser. Mais il restait seul. Et en plus, il faisait avec. Il s’en voulait de se comporter ainsi, lui qui n’en avais jamais vraiment eu le besoin. Besoin de quelqu’un pour s’en sortir. On ne parle pas ici d’une aide telle que celle offerte par Georgia il y a des années de cela. On parle de cette intimité dont il se pensait indépendant pour pouvoir passer outre son deuil et sa peine. Essayer de recommencer, de reprendre comme avant. S’il avait fuis pour ne plus pousser cette porte, c’était justement car il savait qu’il ne pourrait cacher plus longtemps ce qu’il sentait poindre en lui.

    Monroe se sentit blanchir plus que rougir alors qu’il essayait vainement d’enregistrer la quantité d’informations qu’il venait de lui donner à digérer. Il ne pouvait s’attendre à une réponse aussi affirmée. Aussi loin de ce qu’il avait l’habitude de lui dire. Il semblait déterminer et empreint d’une forme de sérénité. Et plus il était calme, plus Monroe paniquait. Incapable de répondre. Le jeune homme leva la main, pour le repousser ? Lui tapoter l’épaule ? Aucune idée. L’élan mourut aussitôt qu’il fut entreprit. Cette main hésitait, tentait de ne pas bouger pour ne pas créer de contact. Tout comme l’ensemble de son attitude, crispée et distante, qui ne se rapprochait pas de lui, ne lui envoyait aucun message. Monroe était perdu, ne comprenait pas pourquoi cette méfiance envers Ben. Son Benjamin. Il savait que c’était une attitude pitoyable. Il ne le savait que trop bien mais que faire, que dire ? Il n’était qu’un lâche incapable de se prendre en mains, incapable d’affronter la réalité de ses sentiments, la réalité des siens. Il avait toujours fuis devant l’incompréhension de ses parents, et pourtant j’avais tant de fois tenu tête à Roxanne, comme si ça lui avait permis de garder la tête hors de l’eau. Mais là plus rien n’avait de sens, il n’avait le contrôle sur rien. Hormis peut-être, sur son autodestruction.

    « Tu ne veux pas ? » Répétait-il, avec hésitation. Incertain, il ne savait pas où il avait envie de mener cette conversation, alors que son regard avait enfin accroché au sien. Ce regard qu’il avait pourtant investi tant d’efforts afin de l’éviter, le fuir. « Qu’en est-il de ce que je veux, moi ? » Car Ben lui avait tout prit. Et il n’arrivait pas à reprendre quoi que ce soit. Parce qu’il n’avait pas envie de reprendre quoi que ce soit. Il avait envie qu’il garde ces choses, leurs souvenirs communs, leurs sourires, leurs soupirs, leurs moments. Ces moments rares mais intenses. Ces moments qui étaient devenus si importants pour lui à tel point qu’il ne pouvait plus s’en passer, à tel point que l’air que Ben expirait, il ne voulait que le garder pour lui. « Tu ne comprends pas…Elle était comme toi, elle croyait en moi. Et je n’ai jamais rien fait d’autre que la repousser, jouer la sourde oreille, ne jamais lui donner raison…Et puis, y’a toi, toujours là, à croire en moi…Mais je ne suis pas celui que tu crois, Benjamin, pas celui que tu veux que je sois ! » A ce moment, soutenir son regard était trop difficile pour Monroe alors, son impulsion fit en sorte qu’il tourna pour balancer son sac à l’autre bout du couloir. Brisant une babiole dans son geste offensif. Les poings serrés, l’envie de démolir le mur à sa gauche le bouffait carrément. Mais il n’en fit rien, il résistait. A la violence, mais pas à sa peine. Les larmes lui montaient de plus en plus aux yeux jusqu’à ce qu’il ne puisse plus les retenir. Et ses pleurs se firent silencieux alors qu’il enfouissait son visage entre ses deux mains. Benjamin ne voyait que son dos, mais pouvait apercevoir les vibrations de ses sanglots, la voix étouffée par ses pleurs…


PS : pardon, ma réponse est aussi confuse que l'état de Monroe :hide:

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Mar 22 Aoû - 23:59


  • N’avez-vous jamais souhaité voir le temps s’arrêter ? Pour faire durer un moment particulièrement plaisant ou pour cesser de crouler sous le poids d’un autre, trop pénible. À l’instant, le temps donnait l’impression de s’être arrêté. Il n’en était rien toutefois. Et tout cela n’était pas bon nombre d’autres choses également. Ce n’était à propos de leur relation. Ce n’était pas à propos de Ben, bien qu’il ait mis tant d’efforts à exprimer ce qu’il ressentait dans l’espoir d’inspirer Monroe à en faire de même. Et si vous me demandez, je serais forcée d’admettre que Ben s’était montré résolument égoïste. Sans être en mesure de s’en rendre compte et c’était bien le pire. Depuis que Monroe était entré dans l’appartement ce matin, les jours précédents où son absence l’avait tant dépouillé de vie que sa douleur avait été le centre de tout et probablement les mois avant. L’ancien professeur savait pourtant en bien des circonstances faire preuve d’une sincère générosité et d’écoute d’autrui. Jamais, il n’aurait pu deviner que cela s’avérait plus particulièrement difficile auprès de l’être aimé. Il aurait cru l’inverse, que l’abandon exquis que l’on pouvait éprouver en ayant choisi une personne parmi toutes les autres facilitait le fait de s’y dévouer sans condition. En amour, il était bien difficile de s’oublier. Celui qui aimait se devait d’exister pour être en mesure d’offrir à l’autre son amour. Or, l’amour reposait sur une forme d’équilibre. En voulant trop aimer, bien que l’acte en soi constituait un don sa personne, il n’était pas impossible de se montrer égoïste. De s’aveugler de bons sentiments et de ne pas se rendre compte que l’équilibre était rompu. Étouffé par l’amour de l’un, l’autre ne savait plus y répondre. Et dieu que Ben aimait Monroe.

    Le jeune homme était silencieux. Le silence d’ailleurs, s’était emparé à nouveau de tout l’appartement. C’était insupportable, mais c’était aussi d’une vérité si crue qu’il était désormais impossible de la nier. Tout n’était plus que vibration. Il lui semblait que la douleur se vivait comme une profonde vibration au plus profond de l’être. Celle de Monroe, déchirante. La sienne, sous le coup de l’impuissance. Il y avait l’éclat, en écho imaginaire, de cette babiole cassée. Ben n’y accordait pas même une fraction de seconde de ses pensées. Pas un regard. Quelle importance pouvait bien avoir un objet quand il y avait un cœur si brisé juste sous ses yeux. Elle était impossible à nier, cette envie qu’il avait toujours de le prendre dans ses bras. Il avait d’ailleurs instinctivement fait un pas vers lui et il pouvait presque ressentir le tremblement qui le secouait se prolonger jusqu’à lui. Ben était le témoin d’une cassure si vive, si profonde. C’était dans l’air, et cela les connectait malgré la distance. Il prenait malgré tout conscience de ce besoin que Monroe avait de ne pas voir son espace violé. Ben n’en avait pas la permission et il s’y était jusqu’ici très mal pris pour l’obtenir.

    « Je crois... » Il n’y avait jamais que des points de vue. Des croyances, des convictions que l'on choisissait et que l'on tentait de maintenir contre vents et marées. Des vérités éphémères, que l’on ne pouvait imposer aux autres, seulement partager. « Que la violence ne peut rien guérir...Seulement devenir une nouvelle souffrance. » La société était depuis longtemps dominée par l’idée d’une violence nécessaire. D’une violence « légitime ». L’État, qui en usait pour instaurer l’ordre et faire respecter ses lois. Une résistance, qui disputait férocement ce monopole pour faire de la violence leur propre arme contre l’État. La façon dont s’entretuaient les forces de l’ordre, gouvernants de ce monde et résistants armés prouvaient bien l’échec criant de la violence. Un acte en attirait un autre et le monde était condamné à être les spectateurs, parfois les victimes, de ce cercle vicieux. La colère était humaine. La tristesse, l’impuissance, le désespoir également. La violence ? S’il s’agissait bel et bien de l’expression d’un amalgame de tout ce qui constituait l’humanité, ce n’était pas l’humanité. Celui qui succombait à la violence était peut-être en proie à sa plus vive humanité, ses intentions traduisaient peut-être de la plus belle résolution, mais l’acte violent n’était que...fascination ! À défaut d’un meilleur terme. Pour le sang, pour la mort, pour le pouvoir que l’on pouvait ressentir en usant de celle-ci. Par désir de détruire un état de faits, par besoin ultime d’un changement. D’ailleurs, certaines interprétations de la violence pouvaient aussi rendre plus confus sa compréhension. Prenons la guerre comme exemple, en un temps où elle n’avait jamais été aussi présente au quotidien. Le soldat qui partait au front était dit « courageux » tandis que celui qui s’y refusait était traité de « lâche ». Pourtant, dans un monde où l’on désirait la paix, celui qui se refusait à entretenir le cercle de la violence n’était-il pas le plus courageux des deux parce qu’il se dressait face à la violence des autres sans y répondre ? Et le soldat glorieux de ses victoires et de ses sacrifices, s’il n’avait pas péri, ne rentrait-il pas chez lui traumatisé, hypnotisé, ayant laissé derrière lui sur le champ de bataille son humanité ?

    Il ne jugeait pas Monroe sur ce point toutefois. Que celui ou celle qui n’avait jamais cédé, ou voulu céder à des pulsions de violence, lui lance la pierre. Et Ben s’interposerait ! « Tu n'es pas ce que je veux, tu es ce que j'aime. » Il le regardait un instant encore, alors que Monroe tremblait d’un sanglot. C’était cela. C’était à propos d’un mal si complexe qu’il était difficile d’en admettre l’existence. Il voulait lui dire qu’il pouvait comprendre, mais ce n’était pas sa compréhension qui comptait. Il songeait que Monroe était bien plus fort que ce qu’il s’imaginait, car il fallait du courage pour vivre ses émotions. « Je serai toujours là. Maintenant, dans une heure, demain…Si tu as besoin de moi. » Aimer, c’était mentir. Faire mentir le temps surtout, qui ne s’arrêtait jamais et qui passait en se frottant aux milles et uns imprévus qui le rongeaient sans pitié. Le monde n’avait jamais été aussi instable. Personne ne pouvait être assuré d’être encore là dans une heure ou demain. Roxanne avait peut-être elle aussi fait des promesses, avant de mourir, aux gens qu’elle avait aimés. Des tas de gens l’avaient fait. Il fallait surtout retenir l’intention derrière une telle promesse. La conviction que rien, et surtout pas les difficultés auxquelles ils faisaient face maintenant, n’était suffisant pour déroger à cette volonté. Ni pour lui faire croire qu’il avait tort de l’aimer avec toutes ses facettes. C’était pourquoi il ne pouvait ni se détourner ni l’obliger à rester, à ressentir, à dire ou à faire quoi que ce soit.

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Sam 23 Sep - 19:17


  • Des regards, des pas, des silhouettes, des ombres que l’on croise et puis un jour on les regarde autrement, vraiment. Un sourire, trois mots échangés, le temps de la rencontre, découverte de vies différentes des nôtres, des vies pas comme les autres, mais portant en elle une richesse que cachait le décor et la rumeur de la rue. Il en va ainsi pour chacun d’entre nous. Il en va se dire que les sensations apportent toujours leur touche, changeant les principes, les jugements, les mesures. Il en va se dire que le temps passe vite, parfois trop vite, parfois pas assez. On peut dire que souvent, on ne vit pas pour nous, en étant nous-mêmes, mais on vit uniquement pour le plaisir des autres. Quel que soit la nature de ce dernier. Combien de fois lui ont-ils révélé comment il devrait vivre la vie, ses peurs, ses rapports avec les autres, ses talents aussi. Le temps est fait de souvenirs. Quel pouvoir que le leur, ils décident de ses choix et influencent sa destinée. Ils lui servent de repères mais aussi parfois de frein. Quand un souvenir se rappelle à lui ce n’est pas parce qu’il pense au passé mais parce qu’il vit les mêmes émotions au présent ici et maintenant. La mort de Roxanne avait soufflé une telle colère en lui, une peine si intense, que Monroe n’avait su l’affronter que par les excès. Cette même colère, elle grondait en lui en cet instant. Mais au lieu d’aller se tamponner de coups avec un inconnu, il craquait, il pleurait, il relâchait cette boule qui l’habite depuis trop de temps. Cette douleur est restée gravé en lui par la force de ces émotions. Tout ce qu’il vit, la plus légère impression ou la plus vive douleur s’inscrit sur le disque de sa mémoire. Son inconscient à un ascenseur très efficace il laisse seulement remonter les souvenirs dont il a besoin aujourd’hui et qu’il est capable d’affronter.

    Et des souvenirs, il aimerait beaucoup en créer en compagnie de Benjamin. Ce constat le fouettait violemment alors qu’il l’entendait reprendre la parole. Peu importe combien durerait cette histoire, peu importe quelle route elle prendra, il ne voudrait pas avoir à oublier certaines choses vécues avec lui, il aimerait plutôt en construire d’autres. Mais à son rythme, à sa façon, par une vision du « couple » qui n’est pas des plus traditionnelles. Une relation amoureuse reste une relation amoureuse diront certains, c’est vrai, et c’est toujours un peu comme un enfant. Elle doit se développer et, pour cela, il faut s’occuper de toutes ses composantes, soit l’aspect physique, c’est-à-dire la passion, l’aspect affectif, donc l’intimité, et l’aspect cognitif, c’est-à-dire l’engagement. Une certaine harmonie entre les trois est importante pour garder l’équilibre et surtout pour que l’amour dure dans le temps. De plus, c’est la communication qui garantit cet équilibre, car dans la poursuite de l’objectif, il est nécessaire que les deux partenaires désirent la même chose et selon des modalités compatibles, c’est-à-dire que l’on s’entende sur les moyens. Peut-on penser qu’une relation est « boiteuse » si par exemple l’un ou l’autre de ces trois aspects est plus ou moins présent ? Selon certains, oui ! Mais, on peut dire aussi qu’il y a plusieurs formes d’amour. Et que certaines combinaisons entre passion, intimité et engagement sont plus favorables. D’autres, par contre, n’ont que peu de chances de durer. Idéalement, l’amour complet comporte les trois dimensions, du moins au fur et à mesure que se développe la relation.

    Une fusion ? Il n’y tenait pas car il ne voulait plus connaître la perte de soi, la perte de contrôle, la perte de l’être. Certes, en apparence cela semble triste à dire lorsque l’on parle de l’amour mais, à l’inverse, c’est d’avantage ce qui permet la stabilité et l’écoute continuelle. L’écoute qui apprend de l’autre, qui découvre ses désirs, qui les comprends pour les accepter et non pas la surdité derrière laquelle nous ne faisons qu’hocher de la tête pour dire oui et laisser faire. Car, qui dit laisser faire dit indéniablement laisser aller et toute relation qui marche ne se laisse pas aller avec négligence. Elle demeure ancrée dans l’importance d’un nouveau propos non acquis et attisant notre curiosité et notre intérêt. Le « nous »  de deux êtres doit demeurer celui de la formule du Toi+Moi et non du « on » ne résultant en réalité de rien, d’aucun calcul, d’aucune recherche, d’aucun travail.

    Monroe l’écoutait déverser des phrases lourdes de sens, des phrases qui n’étaient certainement pas faciles à dire. Comment pouvait-il douter de sa bonne foi ? Comment est-ce que ça aurait été possible qu’il puisse le repousser ? Il en était incapable, pas face à ça. Monroe se retournait et se jetait dans les bras de Benjamin et il se sentit soudainement à l’abri de tout. Comme si ici, rien ne pouvait lui arriver. Il le laissait le serrer contre lui encore et encore. Et ses pleurs se firent silencieux alors qu’il enfouissait son visage dans le creux de son épaule. Il restait les bras ballants, un peu tremblants dans ses bras mais sans aucune envie de s’en extirper. Monroe relevait un peu la tête pour parler, malgré les mots qui buttaient un peu contre ses lèvres ? « Me pardonneras-tu mes horreurs ? » Il remontait sa main pour essuyer un peu ses yeux avant de la passer sur sa joue. « Je risque de te faire mal, encore. La seule différence maintenant c’est que je sais que je voudrais toujours réparer ce que je pourrais te faire. » Et c’était vrai, alors qu’il l’aimait, conscient toutefois de ses faiblesses et des erreurs qu’il pourrait de nouveau commettre. Monroe savait que des moments seraient difficile mais que, à chaque fois, il viendrait s’excuser, quoi qu’il fasse, quoi qu’il n’ait pas fait. « Je veux oublier ma colère contre moi-même, oublier ma raison qui me dit que je ne peux pas faire ça… » Il y mit toute l’émotion qu’il ressentait à son égard, tentant de la lui faire passer alors qu’il le serrait contre son buste. « Je t’aime, même si je suis pas foutu de te le montrer comme il le faut… »

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MessageSujet: Re: Comfortable silence is so overrated [PV] Mer 4 Oct - 4:57


  • Plus les choses changeaient et plus elles étaient pareilles. Le temps passait, dans son ensemble bien trop vite, et un peu plus de deux années s’étaient déjà écoulées depuis cette toute première rencontre due au plus grand des hasards et à la plus profonde des solitudes, à l’Afterlife. C’était pour cela, parmi toutes les raisons, qu’il aimait la littérature, Ben. Lisez Hugo, Dumas ou Dickens et prenez conscience de la chance inouïe, du regard si intime et si vaste, qui est offert sur la vie entière des personnages. Sur le moindre changement, l’impact de la moindre décision, la durée des amours, la façon de vaincre les peurs. Nul n’a vraiment ce loisir en regardant sa propre vie. Le temps, relatif mais pourtant si obstinément constant, s’inscrivait donc dans la façon de percevoir toute chose. Il fallait parfois un choc plus important que d’autres pour rompre avec une trajectoire bien précise et dont la conséquence n’aurait été que l’échec. Il était si facile de dire « j’aurais dû » ou « je n’aurais pas dû » une fois un événement passé et des conséquences concrétisées alors qu’en revanche, il était impossible de savoir à l’avance. L’émotion faisait de l’homme ce qu’il était et était à la base même de sa plus grande humanité, mais l'émotion compliquait aussi les choses. Combien de fois disait-on, ou faisait-on, l’exact opposé de ce que l’on voulait en fait communiquer ? Par incompréhension de ce que voulait vraiment l’autre ou tout simplement par maladresse ? On pouvait ainsi blesser l’être le plus cher au monde dans un simple élan de colère, parce que l’émotion avait pris le dessus dans un instant donné et parce que le temps apposait sa dictature bien au-delà de la raison et du sentiment le plus profond que l’on pouvait avoir pour cette personne.

    Il y avait tout un monde entre ce qu’il avait été ce premier jour à cette première rencontre, à l’Afterlife, et ce qu’il était aujourd’hui dans leur appartement. Pourtant, la même angoisse de ne pas savoir faire. Elle s’était simplement muée, adaptée au changement de leur relation. Et le choc s'était produit, c’était de voir Monroe si mal en point que l’évidence qu’il avait sous les yeux était plus beaucoup forte que sa propre anxiété. Il aimait ce garçon et voulait le voir heureux. Qu’importait ce qu’il fallait pour cela, ce qu’il devait faire ou cesser de faire, il était prêt à tant de choses. C’était une notion complexe et à la fois si simple. Les derniers temps lui avaient semblé si compliqués, faits d’un millier d'obstacles et d’embûches sur leur route. Toutes ces choses qui le tourmentaient et qui faisaient en sorte qu’il se posait mille et une questions jusqu'à cet instant ne se résumaient désormais plus qu’à une seule chose bien précise. C’était le calme dans son esprit, un silence rassurant, et une douce chaleur qui gagnait sa poitrine. Il n’avait plus ressenti cet apaisement depuis si longtemps. Il avait Monroe dans ses bras.

    Ben remontait une main pour toucher ses cheveux délicatement. Rien n’avait davantage d’importance, pas même les mots. Écouter son cœur battre contre le sien, sa respiration et ses sanglots s’apaiser peu à peu. C'était tout ce qu'il désirait. Son souffle lui chatouiller le cou alors qu’il remontait la tête et que leurs regards se croisaient. Il avait envie de lui dire qu’il n’avait pas à s’expliquer. Mais s’il avait envie de parler, Ben l’écouterait. Plus jamais, il n’omettrait de le faire. « Monroe… » disait-il doucement. Son prénom, comme une chanson. Celle qu’il préférait d’entre toutes. « J’ai signé pour tout. Le meilleur comme le pire. » Il ne cherchait pas à plaisanter, mais cette chaleur qui s’était emparée de lui et qui chassait lentement la lourdeur amassée des jours passés, lui donnait envie de légèreté. Un bien mince sourire illuminait ses traits jusqu’alors tendus. « Je veux t’écouter. Savoir ce que tu veux, quand tu le veux. » Il n’était pas forcément question de mots. Ben avait l’intention de faire preuve de patience et de tenter du mieux qu’il le pouvait de comprendre quels étaient les besoins de Monroe. De quelle façon il souhaitait vivre leur histoire, et vivre chaque jour avec tout ce qu'ils comportaient. C’était un équilibre difficile à trouver, surtout en ces temps. Parce qu’ils étaient des êtres bien différents au fond et parce que bien des choses ne dépendaient pas seulement d’eux. Cela ne l’empêchait pas d’y croire et croire ainsi, en ce monde, était primordial et plus précieux que tout. « Tu le fais très bien, puisque tu me rends heureux. » Ce n’était pas faire preuve d’un optimisme naïf, c’était lui traduire ce qu’il ressentait à cet instant même. Malgré la façon dont avait commencé leur échange, malgré ces jours passés sans se parler ni se voir. Malgré les difficultés dont il parlait, qu’ils rencontreraient sans doute à nouveau parce que tout était si injuste et qu'il n'y avait rien qu'ils pouvaient faire sinon que d'accepter que ce ne serait jamais parfait. Ni le monde ni eux-mêmes. « Je t’aime aussi, Monroe. »

    Il rapprochait ensuite Monroe de lui, le gardant dans ses bras quelques instants encore. Ses lèvres contre ses cheveux, il lui murmurait au bout de quelques minutes à ne rien faire d’autre que profiter de sa proximité, sur le ton de la confidence. « C’est vrai, parfois cela me manque. Ces moments où le seul problème, le pire problème, était de savoir si tu allais vouloir de moi une nuit de plus. » Leurs souvenirs… Nombreux étaient ceux de l’Afterlife. Ce n’était pourtant pas qu’ils n’avaient rien vécu en dehors. C’était parce qu’ils avaient vécu leurs moments à l’Afterlife comme si rien d’autre au monde, sinon qu’eux, ne pouvait changer quoi que ce soit à la douceur, au plaisir, à la folie, de se retrouver à deux.  Une fois dehors, le poids du monde, de son autodestruction certaine, les avait rattrapés. Il se détachait à nouveau un peu de l’étreinte, pour pouvoir le regarder. Sans pour autant rompre le contact physique entre eux, puisqu’il avait toujours une main sur sa taille. Cela avait tant d’importance, après ces derniers jours où Ben ne lui avait pas suffisamment montré, lui non plus, combien il l’aimait et combien il le désirait en tout point. Dans sa vie, avec ses travers autant que ses qualités, et dans l’intimité. Son inquiétude, ses blessures couvrant parfois son corps… Cela n’avait pas le pouvoir d’y changer quoi que ce soit.

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