//
lienlien
Nouvelle MàJ: 20/07/17
Date d'ouverture : 27/03/2013
3eme saison : Take the power back 28/04/2017
Temps de jeu : Fin Printemps 2018
Forum optimisé sous Chrome et Firefox
VOTEZ♥

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Lost in The Echo

Version : Silence is my Worst Enemy

Partagez| .

Bend & Break [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar
Messages : 1949
Avatar : Mathias Lauridsen
Crédits : eylika/chorawrite
Age du personnage : 30 ans
Aura : Apollon
Profession : Médecin au St Bart's Hospital
Humeur : Solitaire
Citation : Les phares de l'humanité sont des hommes que l'humanité éclaire en feignant d'en être éblouie.

Relationships
You & I:
Disponibilité Rp: Oui!
Infos fermées
MessageSujet: Bend & Break [PV] Sam 3 Juin - 19:35

&&
Whenever you're in trouble, won't you stand by me?

  • L’expérience de la solitude pourrait bien être aussi ancienne que la race humaine elle-même. La solitude est basée sur des besoins. Toute lacune relative à l’un de ces besoins, à l’un ou l’autre des stades de développement, contribue à l’apparition et au maintien du sentiment de solitude. C’est une expérience pressante et fragilisante, pas vraiment agréable pour soi ou pour les autres, en rapport avec une décharge inadéquate ou un besoin d’intimité humaine, d’intimité personnelle. Parfois, la solitude est une détresse qui ronge, sans perspective d’amélioration. D’une part, l’isolement émotionnel est définir comme l’absence d’un attachement intime, l’absence de la proximité d’une autre personne qui produirait un sentiment de sécurité et de bien-être. L’isolement social, d’autre part, se traduit pas un manque de satisfaction dans les relations amicales ou l’absence d’engagement dans un réseau social. L’une et l’autre de ces dormes de solitude comportent des sentiments amorphes de dépression, de mécontentement, de malaise et de souffrance. Tandis que l’anxiété et l’appréhension dominent dans l’isolement émotionnel, des sentiments d’exclusion prévalent dans l’isolement social. Dwight est passé par les deux types de solitude, à travers ses années d’existence. Parfois, les autres ont du mal à comprendre les solitaires. Les trouvant tantôt froids, tantôt marginaux. Et peut être qu’effectivement, les solitaires auront toujours cette part d’incompréhension, venant des autres vers eux, et d’eux-mêmes vers les autres. Il n y a pas de règles, ce n’est pas un jeu. On ne naît pas solitaire, on le devient. Chacun a son passé. Celui de Dwight s'est nettement assombri ces dernier mois. Le poussant à se couper du reste du monde. Si ce n'est les interactions avec ses collègues et patients, il ne parlait quasiment plus. Même ses passages chez les pacifiques sont inexistants.

    Traditionnellement, on enseigne que la vraie solitude est positive. Le sentiment d'être isolé, vide et déraciné, demeure aussi longtemps qu'on cherche à s'en évader. Je ne parle plus ici de la nécessité d'organiser sa vie, de mettre de la cohérence dans son quotidien, mais d'une expérience que chacun doit faire, qui se trouve au-delà de l'organisation de sa vie et de la cohérence. Il n'y a pas de contradiction, c'est une question de niveau de fonctionnement : à un niveau de fonctionnement, j'organise ma vie quotidienne; à un autre niveau, je me retrouve malgré tout seul avec moi-même sans chercher à fuir... Car la solitude est inéluctable. Comme nous naissons seuls et que nous mourrons seuls. Ainsi se résumerait la vie de Dwight ces derniers temps, sur ce long discours à propos de la solitude. Les fois ou il s’était aventuré à l’abandonner, il n’a pu voir face à lui que des échecs, arrivant au point de se demander s’il n’est pas écrit quelque part qu’il est de son devoir actuel de limiter ses relations, réduire ses liens à des attachements sans grande importance sinon, tout finit mal, voire très mal. Entre culpabilité et déception, ainsi va son quotidien sur le plan personnel.

    Son quotidien se résumait à peu de choses. Entre son petit appartement et l’hôpital, il faisait quelques sauts à l'église Saint-Barthélemy-le-Grand. S'étant découvert une spiritualité qu'il ne soupçonnait pas aussi profonde. Seule note de quiétude dans son existence. Car son isolement n’empêchait pas la cacophonie de son esprit. Brouillon. Brouillé…C’est ça, s’il devait dessiner quelque chose représentant son état, ça ressemblerait à un brouillon sur lequel il n y aurait aucune forme, aucune couleur, aucune émotion tant il y en beaucoup trop qui s’écrasent l’une l’autre. Tout ceci s’était déclenché suite à des propos qu’il avait tenu il y a des semaines de cela. Ses propos, ses mots, adressés à Morgan. Un coup de colère. Une incompréhension profonde et impossible à résoudre. Une perdition, qui le fit dérailler complètement. En vérité, Dwight était méconnaissable pour bien des personnes. Il le serait sans l’ombre d’un doute également, pour la personne qui l’attendait sur les escaliers menant à son appartement. Miles ! De son élégance, assit dans un immeuble presque en ruine, à attendre l’ermite qui n’osait même pas le regarder dans les yeux. Réaction physiologique, Dwight a froid d’un coup. Il a mal aussi. Mal dans sa tête. Mal dans son cœur tout autant. Miles est supposé être celui à le comprendre le mieux. Et pourtant, il en doute si fort.

    « Vous vous êtes perdu, Monsieur ? » Allez savoir, si c’est l’humour de Dwight qui parle. Ou si c’est sa noirceur à tout nier, à tout renier. Il dépassa la marche ou s’était assit Miles. Faisant vibrer les clefs de son appartement dans sa poche. Il ouvrit la porte et laissa celle-ci entrouverte. Sans le dire, il invitait son ami à entrer. Mais est-ce encore son ami de toujours ? Miles restait-il son meilleur ami ? Son repère absolu dans ce monde fini ? Là aussi, il avait des doutes.

・・・・・・・・・・・・・・・

I see pain, I see need
I see liars and thieves
Abuse power with greed
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Messages : 828
Avatar : Jamie Dornan
Crédits : angie + tumblr
Age du personnage : 31 ans
Aura : Dionysos
Profession : Propriétaire d'un hôtel à Soho
Humeur : Soucieux
Citation : Le désir est désir de l’Autre

Relationships
You & I:
Disponibilité Rp:
Infos fermées
MessageSujet: Re: Bend & Break [PV] Dim 11 Juin - 22:01

Miles avait toujours une carte cachée. Cela faisait partie de sa nature profonde, il ne pouvait laisser les choses suivre un cours qui ne lui plaisait pas. Même si les mois actuels n’étaient pas si glorieux, même s’il sombrait souvent dans d’intenses réflexions qui le rendaient un peu plus sombre ou grognon que de coutume, Miles se tenait toujours debout. Fier et droit. Tendre et borné. Sa ruche était toujours en mouvement et il veillait du mieux qu’il le pouvait sur ses trésors. Son mari aux cheveux d’or et aux yeux célestes, dont il pouvait à peine contenir les ambitions. Son hôtel et tous ceux qui y trouvaient refuge, dont notamment quelques-uns qui étaient des amis plus intimes. Morgan. Morgan, qui coulait doucement dans un enfer dont Miles souhaitait tant le protéger. En voulait-il à Dwight pour son comportement ? Pour les effets que cela avait sur les autres, sur une personne à qui Miles tenait tout particulièrement ? La réponse était : non. Impossible de lui en vouloir. Cependant, il aurait tant voulu que les choses soient autrement. Il aurait surtout voulu être en mesure de soulager ces êtres qu’il aimait tant du poids qui les détruisait à petit feu. Certaines choses étaient d’une simplicité écrasante et se déployaient pourtant dans la plus dramatique complication. La relation entre Morgan et Dwight en était le meilleur exemple.

Miles pourtant, avait fini par cesser de vouloir organiser les choses à sa façon. Il était passé à l’écoute, et en quête d’une compréhension des principaux concernés. Cela le plaçait dans une posture nouvelle pour lui, dans laquelle il lui fallait attendre que les autres lui ouvrent la porte, au sens figuré. Il ne pouvait rien forcer et ne voulait plus le faire. Malgré tout, l’attitude qu’avaient parfois ses deux amis en sa compagnie lui donnait l’impression qu’ils se méfiaient de son habitude à vouloir tout contrôler. Les confidences se faisaient de plus en plus rares. Même jusqu’aux moments qu’ils lui accordait. Miles s’était résolu à mettre en pratique une certaine forme de patience et de laisser-aller. La plupart du temps, c’était ce qu’il faisait en se dédiant aux activités de l’hôtel ou en errant en ville. Il se faisait la réflexion en marchant au bord de la Tamise qu’il planait une telle indifférence. Bien rares étaient devenus ceux qui s’autorisaient des balades sans but. Les gens se limitaient aux déplacements essentiels, aux endroits stratégiques. Un léger climat de peur s’était installé depuis la multiplication des attentats, mais également une forme de résilience qui dépassait le jeune homme. C’est-à-dire que les gens oubliaient de se révolter, de s’accrocher aux pulsions que vie qui avaient tant animé la capitale dans les débuts. La résistance était devenue marginale, en un sens. Tout comme l’espoir. Ce n’était pas la première fois qu’il se passait la réflexion, mais le constat était de plus en plus profondément tragique.

C’était en pensant à une autre amie, qu’il avait perdu ces derniers mois. Une amie disparue dans l’une de ces terribles attaques pour avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment. C’était en pensant à Roxanne que Miles s’était décidé sur un coup de tête à prendre un métro et à faire le chemin qui le mènerait jusqu’au quartier où habitait Dwight. Il voulait bien lui laisser du temps et de l’espace. Quelque chose lui soufflait tout de même qu’il fallait aussi parfois s’assurer de ne pas créer de malentendus dans l’absence. Miles n’était pas absent, il tentait seulement de se montrer compréhensif et de ne rien forcer. Mais Dwight ne lui avait-il pas autrefois reproché d’avoir garder pour lui des informations qu’il aurait dû lui partager ? Dwight finirait-il par penser également que Miles avait choisi de le laisser à lui-même dans un de ces moments où il aurait eu le plus besoin de son soutien ? Il était de plus en plus difficile de faire la part des choses. Le médecin ne se rendait pas compte qu’il n’accordait pas beaucoup de marge à son meilleur ami, comme si toutes ses actions ne menaient désormais plus qu’à un échec. Mais Miles n’avait pas encore abandonné. Jamais, il ne pourrait le faire, ce n’était pas lui ! En arrivant à l’immeuble où se trouvait le logement de Dwight, Miles se frappait à une porte fermée et à l’absence du propriétaire. C’était une soirée paisible, et il décidait donc de s’asseoir pour l’attendre. Qu’importait le temps qu’il lui faudrait attendre, d’ailleurs.

Le hasard faisant parfois bien les choses, c’était à peine une vingtaine de minutes plus tard que la silhouette élancée de Dwight apparaissait. « Je l’ignore. Je cherche un homme, grand et mince, beau garçon, élégant sans même avoir à se donner de mal. Le type est médecin, avec un petit accent allemand malgré un anglais impeccable… » L’humour n’avait jamais vraiment été le point de rencontre entre Miles et Dwight. C’est-à-dire qu’il y avait certainement de la légèreté au cœur de leur amitié, mais cela semblait un peu forcé. Ce n’était pas eux. Ils avaient toujours su se parler à cœurs ouverts, même quand les temps étaient durs. Ils avaient traversé tellement d’épreuves en étant l’un à côté de l’autre. Seulement, Miles n’avait pas voulu le laisser seul en cette note étrange qu’il avait instaurée, peut-être sous l’effet de la surprise de le trouver installé devant chez lui sans avoir prévenu de sa visite. Dwight aurait-il accepté ? Probablement pas. Il aurait trouvé un prétexte ou autre pour demander à Miles de reporter à une prochaine fois le face à face. De la même façon qu’il avait de bonnes raisons d’éviter l’hôtel, même s’il faisait partie de ceux qui avait tant donné pour que cet établissement soit mis sur pied et puisse prospérer. En tout cas, Dwight n’avait visiblement pas l’esprit à rigoler. Miles s’était levé après quelques secondes et l’avait suivi, refermant la porte de l’appartement derrière eux. « J’ai la ferme intention de passer la soirée avec toi. Tu me manques, et j’ai bien peur que tu aies oublié que ton meilleur ami te manque aussi. » Et devant le peu de réaction, et surtout une absence complète de contact visuel, il ajoutait : « Ça me va aussi de ne pas parler. » Il y avait quelque chose d’un peu sinistre dans cette conversation. C’était le reflet de l’état de l’appartement, qui n’inspirait pas la vie. Tout y était sombre, mais jamais autant que Dwight lui-même. Pourtant, Miles semblait attirer à lui la lumière. Il rayonnait doucement, offrant un sourire amical et espiègle au médecin qui refusait toujours de se retourner vraiment dans sa direction. Miles serait patient, ce soir. Et surtout, il n’avait pas l’intention d’aborder les sujets délicats que Dwight associait probablement à sa présence.

 
AVENGEDINCHAINS

・・・・・・・・・・・・・・・
no ordinary love
All the beauty that's been lost before wants to find us again (u2 - Ordinary Love) © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas

Bend & Break [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lost in The Echo :: HOUSING :: Outer London :: Dwight Kahlmann-