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Lost in The Echo

Version : Silence is my Worst Enemy

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Bend & Break [PV]

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MessageSujet: Bend & Break [PV] Sam 3 Juin - 19:35

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Whenever you're in trouble, won't you stand by me?

  • L’expérience de la solitude pourrait bien être aussi ancienne que la race humaine elle-même. La solitude est basée sur des besoins. Toute lacune relative à l’un de ces besoins, à l’un ou l’autre des stades de développement, contribue à l’apparition et au maintien du sentiment de solitude. C’est une expérience pressante et fragilisante, pas vraiment agréable pour soi ou pour les autres, en rapport avec une décharge inadéquate ou un besoin d’intimité humaine, d’intimité personnelle. Parfois, la solitude est une détresse qui ronge, sans perspective d’amélioration. D’une part, l’isolement émotionnel est définir comme l’absence d’un attachement intime, l’absence de la proximité d’une autre personne qui produirait un sentiment de sécurité et de bien-être. L’isolement social, d’autre part, se traduit pas un manque de satisfaction dans les relations amicales ou l’absence d’engagement dans un réseau social. L’une et l’autre de ces dormes de solitude comportent des sentiments amorphes de dépression, de mécontentement, de malaise et de souffrance. Tandis que l’anxiété et l’appréhension dominent dans l’isolement émotionnel, des sentiments d’exclusion prévalent dans l’isolement social. Dwight est passé par les deux types de solitude, à travers ses années d’existence. Parfois, les autres ont du mal à comprendre les solitaires. Les trouvant tantôt froids, tantôt marginaux. Et peut être qu’effectivement, les solitaires auront toujours cette part d’incompréhension, venant des autres vers eux, et d’eux-mêmes vers les autres. Il n y a pas de règles, ce n’est pas un jeu. On ne naît pas solitaire, on le devient. Chacun a son passé. Celui de Dwight s'est nettement assombri ces dernier mois. Le poussant à se couper du reste du monde. Si ce n'est les interactions avec ses collègues et patients, il ne parlait quasiment plus. Même ses passages chez les pacifiques sont inexistants.

    Traditionnellement, on enseigne que la vraie solitude est positive. Le sentiment d'être isolé, vide et déraciné, demeure aussi longtemps qu'on cherche à s'en évader. Je ne parle plus ici de la nécessité d'organiser sa vie, de mettre de la cohérence dans son quotidien, mais d'une expérience que chacun doit faire, qui se trouve au-delà de l'organisation de sa vie et de la cohérence. Il n'y a pas de contradiction, c'est une question de niveau de fonctionnement : à un niveau de fonctionnement, j'organise ma vie quotidienne; à un autre niveau, je me retrouve malgré tout seul avec moi-même sans chercher à fuir... Car la solitude est inéluctable. Comme nous naissons seuls et que nous mourrons seuls. Ainsi se résumerait la vie de Dwight ces derniers temps, sur ce long discours à propos de la solitude. Les fois ou il s’était aventuré à l’abandonner, il n’a pu voir face à lui que des échecs, arrivant au point de se demander s’il n’est pas écrit quelque part qu’il est de son devoir actuel de limiter ses relations, réduire ses liens à des attachements sans grande importance sinon, tout finit mal, voire très mal. Entre culpabilité et déception, ainsi va son quotidien sur le plan personnel.

    Son quotidien se résumait à peu de choses. Entre son petit appartement et l’hôpital, il faisait quelques sauts à l'église Saint-Barthélemy-le-Grand. S'étant découvert une spiritualité qu'il ne soupçonnait pas aussi profonde. Seule note de quiétude dans son existence. Car son isolement n’empêchait pas la cacophonie de son esprit. Brouillon. Brouillé…C’est ça, s’il devait dessiner quelque chose représentant son état, ça ressemblerait à un brouillon sur lequel il n y aurait aucune forme, aucune couleur, aucune émotion tant il y en beaucoup trop qui s’écrasent l’une l’autre. Tout ceci s’était déclenché suite à des propos qu’il avait tenu il y a des semaines de cela. Ses propos, ses mots, adressés à Morgan. Un coup de colère. Une incompréhension profonde et impossible à résoudre. Une perdition, qui le fit dérailler complètement. En vérité, Dwight était méconnaissable pour bien des personnes. Il le serait sans l’ombre d’un doute également, pour la personne qui l’attendait sur les escaliers menant à son appartement. Miles ! De son élégance, assit dans un immeuble presque en ruine, à attendre l’ermite qui n’osait même pas le regarder dans les yeux. Réaction physiologique, Dwight a froid d’un coup. Il a mal aussi. Mal dans sa tête. Mal dans son cœur tout autant. Miles est supposé être celui à le comprendre le mieux. Et pourtant, il en doute si fort.

    « Vous vous êtes perdu, Monsieur ? » Allez savoir, si c’est l’humour de Dwight qui parle. Ou si c’est sa noirceur à tout nier, à tout renier. Il dépassa la marche ou s’était assit Miles. Faisant vibrer les clefs de son appartement dans sa poche. Il ouvrit la porte et laissa celle-ci entrouverte. Sans le dire, il invitait son ami à entrer. Mais est-ce encore son ami de toujours ? Miles restait-il son meilleur ami ? Son repère absolu dans ce monde fini ? Là aussi, il avait des doutes.

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MessageSujet: Re: Bend & Break [PV] Dim 11 Juin - 22:01

Miles avait toujours une carte cachée. Cela faisait partie de sa nature profonde, il ne pouvait laisser les choses suivre un cours qui ne lui plaisait pas. Même si les mois actuels n’étaient pas si glorieux, même s’il sombrait souvent dans d’intenses réflexions qui le rendaient un peu plus sombre ou grognon que de coutume, Miles se tenait toujours debout. Fier et droit. Tendre et borné. Sa ruche était toujours en mouvement et il veillait du mieux qu’il le pouvait sur ses trésors. Son mari aux cheveux d’or et aux yeux célestes, dont il pouvait à peine contenir les ambitions. Son hôtel et tous ceux qui y trouvaient refuge, dont notamment quelques-uns qui étaient des amis plus intimes. Morgan. Morgan, qui coulait doucement dans un enfer dont Miles souhaitait tant le protéger. En voulait-il à Dwight pour son comportement ? Pour les effets que cela avait sur les autres, sur une personne à qui Miles tenait tout particulièrement ? La réponse était : non. Impossible de lui en vouloir. Cependant, il aurait tant voulu que les choses soient autrement. Il aurait surtout voulu être en mesure de soulager ces êtres qu’il aimait tant du poids qui les détruisait à petit feu. Certaines choses étaient d’une simplicité écrasante et se déployaient pourtant dans la plus dramatique complication. La relation entre Morgan et Dwight en était le meilleur exemple.

Miles pourtant, avait fini par cesser de vouloir organiser les choses à sa façon. Il était passé à l’écoute, et en quête d’une compréhension des principaux concernés. Cela le plaçait dans une posture nouvelle pour lui, dans laquelle il lui fallait attendre que les autres lui ouvrent la porte, au sens figuré. Il ne pouvait rien forcer et ne voulait plus le faire. Malgré tout, l’attitude qu’avaient parfois ses deux amis en sa compagnie lui donnait l’impression qu’ils se méfiaient de son habitude à vouloir tout contrôler. Les confidences se faisaient de plus en plus rares. Même jusqu’aux moments qu’ils lui accordait. Miles s’était résolu à mettre en pratique une certaine forme de patience et de laisser-aller. La plupart du temps, c’était ce qu’il faisait en se dédiant aux activités de l’hôtel ou en errant en ville. Il se faisait la réflexion en marchant au bord de la Tamise qu’il planait une telle indifférence. Bien rares étaient devenus ceux qui s’autorisaient des balades sans but. Les gens se limitaient aux déplacements essentiels, aux endroits stratégiques. Un léger climat de peur s’était installé depuis la multiplication des attentats, mais également une forme de résilience qui dépassait le jeune homme. C’est-à-dire que les gens oubliaient de se révolter, de s’accrocher aux pulsions que vie qui avaient tant animé la capitale dans les débuts. La résistance était devenue marginale, en un sens. Tout comme l’espoir. Ce n’était pas la première fois qu’il se passait la réflexion, mais le constat était de plus en plus profondément tragique.

C’était en pensant à une autre amie, qu’il avait perdu ces derniers mois. Une amie disparue dans l’une de ces terribles attaques pour avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment. C’était en pensant à Roxanne que Miles s’était décidé sur un coup de tête à prendre un métro et à faire le chemin qui le mènerait jusqu’au quartier où habitait Dwight. Il voulait bien lui laisser du temps et de l’espace. Quelque chose lui soufflait tout de même qu’il fallait aussi parfois s’assurer de ne pas créer de malentendus dans l’absence. Miles n’était pas absent, il tentait seulement de se montrer compréhensif et de ne rien forcer. Mais Dwight ne lui avait-il pas autrefois reproché d’avoir garder pour lui des informations qu’il aurait dû lui partager ? Dwight finirait-il par penser également que Miles avait choisi de le laisser à lui-même dans un de ces moments où il aurait eu le plus besoin de son soutien ? Il était de plus en plus difficile de faire la part des choses. Le médecin ne se rendait pas compte qu’il n’accordait pas beaucoup de marge à son meilleur ami, comme si toutes ses actions ne menaient désormais plus qu’à un échec. Mais Miles n’avait pas encore abandonné. Jamais, il ne pourrait le faire, ce n’était pas lui ! En arrivant à l’immeuble où se trouvait le logement de Dwight, Miles se frappait à une porte fermée et à l’absence du propriétaire. C’était une soirée paisible, et il décidait donc de s’asseoir pour l’attendre. Qu’importait le temps qu’il lui faudrait attendre, d’ailleurs.

Le hasard faisant parfois bien les choses, c’était à peine une vingtaine de minutes plus tard que la silhouette élancée de Dwight apparaissait. « Je l’ignore. Je cherche un homme, grand et mince, beau garçon, élégant sans même avoir à se donner de mal. Le type est médecin, avec un petit accent allemand malgré un anglais impeccable… » L’humour n’avait jamais vraiment été le point de rencontre entre Miles et Dwight. C’est-à-dire qu’il y avait certainement de la légèreté au cœur de leur amitié, mais cela semblait un peu forcé. Ce n’était pas eux. Ils avaient toujours su se parler à cœurs ouverts, même quand les temps étaient durs. Ils avaient traversé tellement d’épreuves en étant l’un à côté de l’autre. Seulement, Miles n’avait pas voulu le laisser seul en cette note étrange qu’il avait instaurée, peut-être sous l’effet de la surprise de le trouver installé devant chez lui sans avoir prévenu de sa visite. Dwight aurait-il accepté ? Probablement pas. Il aurait trouvé un prétexte ou autre pour demander à Miles de reporter à une prochaine fois le face à face. De la même façon qu’il avait de bonnes raisons d’éviter l’hôtel, même s’il faisait partie de ceux qui avait tant donné pour que cet établissement soit mis sur pied et puisse prospérer. En tout cas, Dwight n’avait visiblement pas l’esprit à rigoler. Miles s’était levé après quelques secondes et l’avait suivi, refermant la porte de l’appartement derrière eux. « J’ai la ferme intention de passer la soirée avec toi. Tu me manques, et j’ai bien peur que tu aies oublié que ton meilleur ami te manque aussi. » Et devant le peu de réaction, et surtout une absence complète de contact visuel, il ajoutait : « Ça me va aussi de ne pas parler. » Il y avait quelque chose d’un peu sinistre dans cette conversation. C’était le reflet de l’état de l’appartement, qui n’inspirait pas la vie. Tout y était sombre, mais jamais autant que Dwight lui-même. Pourtant, Miles semblait attirer à lui la lumière. Il rayonnait doucement, offrant un sourire amical et espiègle au médecin qui refusait toujours de se retourner vraiment dans sa direction. Miles serait patient, ce soir. Et surtout, il n’avait pas l’intention d’aborder les sujets délicats que Dwight associait probablement à sa présence.

 
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Dernière édition par Miles Thomasson-Turner le Ven 1 Sep - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bend & Break [PV] Sam 12 Aoû - 19:57

    S'il y avait une personne avec laquelle Dwight s'était toujours senti à l'aise. C'était bien Miles. Pas de présent employé en ce fait. Car là, en ce moment, il ne se sentait pas à l'aise. Il ne se sentait plus connecté avec son meilleur ami. Il le laissait entrer, parler, parce que ça demeure Miles. Mais quelque chose n'est plus. Dwight n'est plus là. Et que se passe-t-il lorsque nous décidons de ne plus être en accord ? De ne plus être en symbiose ? Eh bien, toute relation, tout être évolue, tout simplement. Et son évolution la plus logique, et la seule lui étant réellement connue finalement, c’est l’évolution en cauchemar pur et simple. Le cauchemar a également sa symbolique. Pour Dwight, les mauvais rêves, les terreurs nocturnes et autres synonymes, ne sont que la manifestation du dérèglement qu’il existe entre nous, notre moi profond, et la personne que nous sommes aux yeux des autres. Il est certes facile de se donner un rôle populaire auprès de tous, de se donner l’image de celui qui aime tout le monde. D’être la personne qui se veut la plus confiante et la plus méritante pouvant exister. Mais se donner l’image ne signifie pas l’être pour autant. Lorsque l’on se donne un rôle, le conscient et l’inconscient se manifestent un peu comme un de scène. Entendons par là que le conscient est la partie face caméra, où notre rôle est en action, où nous devons jouer la comédie, le rôle que l’on nous a défini. L’inconscient, quant à lui, c’est la partie cachée, celle que l’on ne connait pas. C’est sa personne une fois qu’il est en dehors de la scène, ce visage sombre, obscur et méconnu surtout qui ne se dévoile que dans la seule intimité qu’il peut atteindre une fois qu’il est parfaitement seul.

    Dans cette logique, l’inconscient demeure fidèle à cet acteur en dehors de son tournage. Au-delà des rôles qu’il ne cesse d’interpréter pour telle ou telle réalisation, il se perd dans la recherche de son propre rôle, de ce qu’il peut être derrière toute cette montagne d’avatars qu’il prend chaque jour, à chaque fois que le mot ‘Action’ résonne. L’inconscient se cherche, nous cherche chaque jour, chaque nuit et, ce, en fonction de chaque décision que nous prenons et qui véhicule directement de nouvelles interrogations et autres réflexions. Mais, tout cela se réalise dans la forme de cauchemar dès lors que nous ne cessons de tricher et d’ignorer les messages de nos songes. Opprimé, l’inconscient se réveille et se déverse dans une douleur que nous créons involontairement. Oui, nous voulons nous-mêmes nous faire réagir sans pour autant en comprendre le sens où l’importance. Fidèle à l’image générale de l’Homme, nous sommes aveugles de nos véritables attentes. Si cela n’est pas automatique, clair ou simple de compréhension, la fainéantise de notre esprit nous entraînera dans l’incompréhension perpétuelle jusqu’au moment où en viendrons à notre propre jugement, à l’étape de la grande remise en question destinée à remettre sur les rails notre personnalité et notre propre bien être. Et suite à ce qu’il avait vécu avec Morgan, il quitta bien rapidement la dimension du rêve sans jamais atteindre l’étape de la remise en cause. Non, derrière cette liberté, derrière cette légèreté et cet amour empli d’extase qu’il pensait avoir atteint, le jeune médecin était tombé dans la spirale infernale du cauchemar et du désaccord. Mais qui pouvait bien comprendre ce fait ?

    Avançant dans son appartement semblant presque inhabité, il atteint la cuisine ou il s’occupa à fouiller ses placards, pour finir par prononcer quelques mots. « Des nouilles, ça te dit ? » Toujours aucun regard adressé à Miles. Mais plus pour longtemps, car ce dernier l’avait rejoint, et à peine avait-il tourné la tête que son regard tomba sur le sien, inévitablement. Figé, quelques secondes. Ne sachant quoi retenir de cette vision, de cet ami, de cette situation au bout du compte. « Quoi ? » Interrogeait-il, avant que l’entièreté de son corps ne fasse face à Miles. Aucune émotion ne filtrait sur son visage, et ça, ça le rendait assez méconnaissable. « Je ne suis franchement pas d’humeur pour les déclarations solennelles …Mais si tu veux parler, fais-donc, je t’écoute. Et, j’aimerais bien que tu me dises si tu veux de ces nouilles ou pas… » Là où Dwight avait perdu de sa réflexion et de sa sagesse, c’est qu’il ne voulait pas accepter que, depuis sa connerie avec Morgan, il ne cessait de faire des mauvais rêves, il ne cessait d’avoir des terreurs nocturnes ou une succession de cauchemars plus présents les uns que les autres. S’il se réveillait souvent avec l’absence de souvenirs concernant ses songes, ceux dont il se rappelait n’était ni beau, ni calme, ni apaisant. Et plus il renforçait son aveuglément, plus il s’entêtait à agir comme un idiot en fin de compte, et plus son inconscient contre-attaquait violemment.

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MessageSujet: Re: Bend & Break [PV] Mer 30 Aoû - 2:18


Avant même qu'un seul mot ne soit prononcé, l’atmosphère était déjà conflictuelle entre Dwight et Miles. Le jeune médecin n’avait envie de rien et encore moins de la présence de quiconque. Cela faisait des mois que c’était ainsi et qu’il ne faisait que de très brefs et rares passages à l’hôtel où il avait pourtant promis de s’investir. Miles suspectait d’ailleurs que même en ces rares occasions, il ne le faisait plus parce qu’il en avait envie mais bien uniquement parce qu’il lui fallait maintenir les apparences pour acheter la paix. En d'autres mots ; faire acte de présence et ainsi s’éviter les questions qui surgiraient de part et d’autre s’il cessait complètement ses activités. Ces dernières semaines, même ces efforts n'avaient plus lieu. Cela aurait été une erreur de croire que Miles avait fait tout ce chemin jusqu’à l’appartement du médecin pour cette raison. Il n’était pas question de si Dwight faisait ou ne faisait pas certaines choses, et il était encore moins question de l’hôtel. Miles, en vérité, se préoccupait de l’état et de la souffrance qui paralysait son meilleur ami. C’était comme s’il trainait, attachés à ses chevilles par de lourdes chaines, des poids énormes qui l’empêchaient d’avancer et même de bouger tout court. Dwight était visiblement prisonnier de quelque chose, quelque part en lui-même, où il ne laissait plus quiconque l’atteindre désormais.

C’était en cela même que naissait le potentiel conflictuel, car existait-il seulement une bonne façon de renouer avec lui ? Toutes seraient délicates, voire maladroites. Ces semaines passées, Miles avait choisi de laisser à Dwight l’espace qu’il avait estimé que ce dernier désirait. Tout l’avait poussé à croire que le médecin avait besoin de temps pour lui-même, et en certains circonstances la meilleure chose à faire était de ne pas insister. Il s’était finalement mis à douter du bienfondé de la démarche, craignant d’abandonner Dwight à son sort. Ce dernier avait bien souvent été pour lui un pilier important au cours des dernières années. Ce calme, ce flegme rassurants qu’avait l’Allemand et qui avaient si souvent fait contrastes avec la nature plus vive, spontanée et parfois bien obstinée du brun. Pour tout dire, Miles avait encore du mal à assimiler le changement qui s’était opéré chez son meilleur ami. Ces quelques rares rencontres qu’ils avaient lui donnaient l’impression de ne plus le connaître vraiment. C’était comme si Dwight ne se souciait plus de rien, à commencer par sa propre personne. Il s’était abandonné lui-même et sur ce point, Miles ne pouvait le soutenir. Il comprenait bien que toute tentative de sa part de lui changer les idées risquait fort d’être interprétée comme une intrusion, voire une agression, dans cet univers fait d’ombres qu’était devenu le sien. Il faisait de son mieux pour ne pas le brusquer, mais Dwight ne lui donnait pas vraiment l'impression d'être le bienvenu.

Face à la question, le sourire de Miles s’émoussait pour n’être plus qu’un sourire amer, presque une grimace. Il laissait son regard insistant d’amitié, qu’il avait posé sur le médecin depuis son entrée dans l’appartement, regagner le sol. « Je ne suis pas venu pour parler tout seul et tu n’as visiblement pas envie d’entendre jacasser, sinon tu aurais déjà ouvert la radio pour briser le silence qui règne dans cet appart’. » La teinte soudainement beaucoup plus pessimiste dans son ton de voix était moins dirigée vers Dwight qu’envers l’état du monde. C’était chose devenue commune, au sein des communautés militantes, de se passer ce genre de réflexions. La radio, la télévision, tous ces médias qui n’étaient désormais plus que des canaux de propagande dépourvus du moindre intérêt humain. On les écoutait parfois encore pour mieux connaître l’ennemi et se préparer à répliquer, lorsqu’il le fallait… Miles et Dwight en étaient-ils à ce stade ? À se méfier l’un de l’autre ? Ils étaient pourtant partenaires en tant de choses, à commencer au sein de la résistance face à un monde de plus en plus pourri. Ils avaient toujours été là l'un pour l'autre et avaient toujours su se soutenir dans les périodes les plus difficiles.

Miles n’avait donc aucune intention d’abandonner face à sa cette mauvaise humeur qu’il admettait lui-même. Malgré tout, il peinait à engager quoi que ce soit de positif. « Dwight » Commençait-il. Leurs regards se croisaient enfin. Quoi ? demandait-il. Eh bien, tant de choses. « Tu n'es pas mort ! » avait-il envie de lui rappeler. Il savait bien malgré tout qu'il n'avait pas besoin de s'éterniser en explications. Ils étaient tous les deux conscients que ça n'allait pas et ce, depuis un trop long moment déjà. Miles en connaissait même l'une des raisons principales. Le tout était rattaché à un prénom qu'il était bien déterminé à ne pas prononcer si Dwight n'abordait pas lui-même le sujet. « Je n’ai pas la prétention de croire que j’y changerai quoi que ce soit ce soit, quoi que je dise ou fasse. » L’humour ne fonctionnait pas. Les longs discours mettant en lumière son inquiétude ne fonctionneraient pas non plus. Dwight n'avait visiblement pas envie, non plus, de philosopher sur la dégringolade du monde tel qu'ils avaient eu la chance de le connaitre il y avait déjà des années de cela. Il ne restait plus qu’à tenter l’honnêteté dans sa formule la plus simple. Puisque cela vraiment embêter Dwight, Miles lui répondait enfin calmement : « Volontiers pour ces nouilles. » S'il était en réalité indifférent à l'idée de manger, il était ravi d'avoir un prétexte auquel il pourrait se rattacher pour rester si la conversation restait difficile.

 
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